‹ Le ParsismeChapitre 6 sur 203 · PREFACE VU · texte numérisé non relu

PREFACE VU

sanscrit que le zend lui-même. Aucune littérature ne nous renseigne sur ce témoin d'une des plus nobles civilisations de l'antique Orient.

3. Et, après la chute des Achéménides, une période de cinq siècles s'écoule sans qu'aucun document nous informe du lent travail qui désagrège les langues de l'Eran : non que la dynastie arsacide n'ait rien gravé ; nous avons ses monnaies, mais elles portent des légendes grecques, n faut descendre jusqu'au temps des Sâssânides, pour y trouver le continuateur du perse ancien, dit pehlvi ou « langue des Parthes », mais dont le vrai nom serait c moyen-perse ». En pehlvi furent rédigés, à cette époque de renaissance nationale et religieuse, quantité d'ouvrages théologiques, traductions ou commentaires du canon zend, ou traités indépendants, qui sont devenus, tant pour l'exégète que pour le linguii^te, d'un secours inestimable, à partir du jour où il est parvenu à surmonter les obstacles accumulés autour d'eux par un graphisme très défectueux et par un vocabulaire d'une baroque complication. Pendant longtemps, en efifet, on a pu croire, sur le vu des documents pehlvis, que les Parthes des cinq premiers siècles de notre ère parlaient sémitique — exactement araméen — en persan. Les désinences de déclinaison et de conjugaison, à peu

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