‹ Le ParsismeChapitre 75 sur 203 · Zend drrant^ supra p · texte numérisé non relu

Zend drrant^ supra p

3. Bûndahtsh, cité Darmesteter, Ormazd ot Ahriman, p. 290 sq.

nements qui se déroulent ensuite relèvent bien moins de la cosmogonie que delà légende héroïque, où nous les retrouverons. A titre de transition à la cosmographie, il faut se borner à mentionner les trois longs hivers qui ravagent et dépeuplent la terre ^ ; Thraêtaona partage la terre vide entre ses trois fils; Tura reçoit l'Orient (Touran), Sairima l'Occident, et TÉran situé au milieu demeure à Airya.

§ 2. — Cosmographie.

A ce seul détail on entrevoit déjà le tableau simpliste qu'a pu esquisser de l'univers la science zoroastrienne, comme au surplus celle de toute l'extrême antiquité. La terre est une sorte de disque plat ou légèrement convexe, qu'enveloppe de toutes parts la sphère solide du ciel'. Entre les deux, et touchant au firmament qu'il étaie, s'élève le mont Hara Berezaiti (Alborj), d'où se lèvent le soleil, la lune et les étoiles, d'où descend la splendide rivière Anâhita% où un dieu enfin a déposé le haoma. Cette vaste étendue se

1. Bien entendu, ce n'est pas Ormazd qui les envoie : un fléau ne peut être déchaîné que par Ahrinian ou un de ses tenants, un sorcier dans le cas présent.

2. Entre le ciel et la terre se meut le soleil : constamment, sem))lo-t-il; car, pendant la nuit, il refait, invisible, d'Occident en Orient, la route qu'il a faite en sens inverse durant le jour : Yt. 10. 95 (Miliir Yasht) et la note de Darmesteter. Cf. pour la môme croyance dans l'Inde : Aitarôva-Brâhmana, III, 44, 7-8.

3. Ces conceptions ne répondent à rien de réel, mais au mythe de la montagne céleste (le nuage), qui e^fe^me les eaux et les météores lumineux. Cf. supra p. 49.

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