PREFACE IX
vivre, sous le déguisement méconnaissable dont s'était affublé le pehlvi.
4. Ce déguisement ou ce procédé de cryptographie est ce qu'on nomme, d'un terme dont Tétymologie est obscure, le sevâresh ou huzvârèche, autre nom, somme toute, du pehlvi en tant que ce système lui est appliqué : proprement, le zevâresch est Tartifice qui consiste à écrire sémitique et à prononcer éranien, tout de même que nous écrivons, avec des signes venus de rinde, un nombre 46, que nous lisons « quarante-six », les Anglais « forty-six », les Allemands « sechs und vierzig », et ainsi des autres.
5. L'inverse du zevâresch constitue le parsi. Rigoureusement parlant, « parsi » a dû être le nom réel de la langue parlée sous les Sâssânides ; mais les documents que nous en possédons sont loin de remonter jusque-là. Ce qu'on nomme parsi n'est autre chose que le pehlvi débarrassé de son zevâresch, c'est-à-dire qu'un texte parsi n'est que la lecture très postérieure, tantôt fidèle, tantôt infidèle, d'un texte pehlvi par un docteur persan. Le pehlvi est ancien, mais son lexique
shah,., » (J. Darmesteter, Études Iraniennes, I, p. 33 sq.). D'une manière générale, je ne puis que renvoyer à cet exposé magistral le lecteur curieux de plus de détails sur la nature des langues de l'Éran et leurs relations entre elles.