X PREFACE
n'est pas indigène ; le parsi est éranien, maïs n'ofïre aucune garantie d'antiquité : honneur à la merveilleuse sagacité de nos éranisants, qui de cette double antinomie ont su dégager la vérité scientifique !
6. Un autre nom du parsi est pasend, comme qui dirait « sous-zend», ou commentaire en langue moderne du texte de langue ancienne. En d'autres termes, ni le parsi ni le pazend ne sont, à proprement parler, des langues : ce sont de simples
transcriptions du pehlvi : on réserve, respectivement, le nom de pazend ou de parsi aux transcriptions en écriture zende et à celles dont le caractère est en alphabet persan, c'est-à-dire arabe modifié.
7. Le persan moderne, enfin, seul et dernier continuateur civilisé de la famille linguistique éranienne\ commence vers le X® siècle de notre ère, avec le grand poème de Firdûzi, et subsiste jusqu'à nos jours sans altération notable, sauf l'énorme et croissante intrusion de mots arabes, que son vocabulaire littéraire admet à volonté. Mais, comme l'immense majorité de ceux qui le parlent se sont convertis à l'islamisme, la riche et brillante littérature dont il est l'organe n'offre,
1. Elle a d'autres représentants actuels : le kurde, à 10.; l'afghan, à l'E.; le béloutchi, au S., etc. Mais ce sont des dialectes sans histoire.