‹ Le ParsismeChapitre 80 sur 203 · Trop précoces (commentaire · texte numérisé non relu

Trop précoces (commentaire

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10. Uanha, la Mésopotamie orientale, extnîrne Occident. — L'hiver, créé des Da/îvas*.

Do ce [xMe inélc ressort approximativement l'image d'un fer à cheval, l'un des bouts s'appuyant au fond du Golfe Persique, l'autre à la mer d'Oman vers l'embouchure del'Indus, le sommet de la courbe touchant à la Caspienne, et tout l'espace intérieur comph'îtement vide ou du moins non avenu pour le mazdéisme. Jusqu'à quel point cette image répond-elle à une réalité? (îomment la Perse propre [leutelle ne pas compter, à une époque où l'Inde du N.-O. fait partie du domaine éranien ? On s'abstiendra de le rechercher, car tout effort en ce sens paraît vain : quand l'Avesta parle, on a déjà bien assez de mal à l'entendre; il ne faut point essayer de. le suppléer là où il se tait.

§ 4. — ZOOLOOIK.

L'histoire naturelle contrastée de l'Avesta, autant elle est riche en détails curieux en ce qui concerne les (créations animales respectives d'Ormazd et d'Ahri man, autant sa classification botanique est indigente et va^ic. On aura beau la presser, on n'en tirera pas autre chose qu'une donnée générale et, si l'on peut dire, de bon sens: Ormazd a créé les plantes utiles, iiourricjcres et médicinales; Ahriman, lés poisons et les mauvaises herbes, (/'est que la mythique ancienne, ainsi qu'on va le voir, a fortement alimenté la zoologie

1, ÏM r('*(lju;i(;ur était U liout <lo souMUî : Il teriuine coiniju; il iiNait (litbiité.

zoroastrîeiine, tandis qu'il n'y a dans l'Avesta que peu de mythes végétaux : on les a épuisés, ou \^u s'en faut, lorsqu'on a mentionné le haoma. déjà étudié', et l'Arbre à toutes semenœs, qui croit, lui aussi, dans le Vourukasha; encore faut-il que l'oiseau Saêna disperse ses graines au vent, pour qu'elle^ atteignent la terre où elles doivent îxormer'. Ain>i eest toujours à l'animal fabuleux qu'est réservé le grand rôle dans l'aménagement de l'univers, et il en

résulte, dès lors, une conséquence paradoxale, quoique parfaitement logique: si c^ rôle est bienfaisant dans la légende, l'animal passera pour une création d'Ormazd, encore qu'on lui voie accomplir toute sorte de méfaits; en d'autres termes, ce n'est pas exclusivement, comme pour les végétaux, le simple bon sens ou l'observation commune qui a déterminé la distribution des animaux en orniazdiques et ahrimaniens. Cette considération, il va sans dire, a été d'un poids puissant ; mais quelquefois la tradition mythique est entrée en conflit avec elle, amenant à sa suite les plus étranges antinomies et les essais de conciliation les plus désespérés.

On n'en saurait choisir d'exemple plus topique que celui même auquel on vient de faire allusion : l'oiseau de proie relève d'Ormazd. Passe pour le vautour,

1. Cf. supra p. 17. — L'Inde non plus, elle qui vénère lo.^ Plantes et en fait des déesses, ne raconte rien d'elles, sinon de Sôma leur roi : la légende indo-européenne était faite surtout de mouvement et de vie, et donc les animaux en devaient être les protagonistes.

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