‹ Le ParsismeChapitre 81 sur 203 · Cf. infra p. 101, et Yt. 12. 17 (Raslm Yasht · texte numérisé non relu

Cf. infra p. 101, et Yt. 12. 17 (Raslm Yasht

qui se repaît de charogne et par là purifie la nature: il doit être sacré à tout bon mazdéen; mais que dire de l'aigle et de l'épervier, « qui jamais ne sont rassasiés de tueries oiseaux »? C'est pourtant Ormazd qui les a créés : pourquoi ? la réflexion des âges postérieurs n'a pu s'empocher de se le demander et de chercher à pallier pareille monstruosité. Et elle a trouvé : la théologie trouve toujours une échappatoire ; reste à savoir jusqu'à quel point sa trouvaille est heureuse. Si Ormazd n'avait créé le rapace, Ahriman l'aurait créé, lui, et de taille beaucoup supérieure, et il n'y aurait eu créature qui fût demeurée en vie^ . È sempre hene !

Ce que l'exégèse mazdéenne ne savait pas, ne pouvait pas savoir, la science comparée des religions le découvre aisément, et sans pousser sa recherche plus loin que le domaine tout voisin de l'Inde. L'aigle, le faucon, l'oiseau de proie, enfin, est auguste et divin, parce qu'il a symbolisé immémorialement le soleil au vol planeur ou Téclair à la brusque descente. Simples métaphores ou incarnations réelles, ces images abondent dans les Védas et dans toute la mythologie postérieure. L'Avesta, bien plus sobre et plus terne, connaît encore deux formes essentielles du bienfaiteur ailé.

L'une est le vâraghna, incarnation et presque homonyme de Verethraghna' .

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