Bûndahtsh, cité Darmesteter , Ormazd et Ahriman, p
2. On sait que Verethraghna n'est autre que l'Indra hindou, que les Védas conçoivent souvent sous l'aspect d'un aigle. Sur
(19) Une septième fois, accourut à lui Verethraghna, créé par Ahura, sous la forme d*un oiseau Vâraghna, s'élevant d'en bas, plongeant d'en haut, qui de tous les oiseaux est à la course le plus rapide et le plus léger. — (20) Seul des êtres vivants, il atteint, lui et nul autre, la flèche lancée, si bien lancée soit-eile; il vole à tii-e d'aile, à la première pointe de l'aurore, souhaitant que la nuit ne soit plus la nuit, que vienne la joie du jour. — (21) Il frôle les recoins des montagnes; il frôle les cimes des monts; il frôle les profondeurs des vallées; il frôle les faîtes des arbres, écoutant les voix des oiseaux.
L'autre volatile béni, c'est le Saêna (pehlvi sinamrù, persan sîmurgh^), qui niche sur ÏB.vhrejadbê8h « qui bannit le mal »: lorsqu'il se lève, mille rameaux y poussent ; lorsqu'il se pose, il en brise mille, et ses ailes secouées en dispersent les millions de semences diverses. Son voisin Camru* les recueille et va les porter à Tendroit où Tishtar puise les eaux, afin que celui-ci, sur l'aile des vents, les transporte et les fasse tomber sur la terre avec la pluie.
Ces oiseaux, on le voit, ne sont plus des rapaces ;
mais ils l'ont été au temps jadis, et le culte qu'on leur a voué a empreint les rapaces terrestres d'un tel caractère de sainteté, qu'il a résisté à la constatation matérielle de leur naissance et que le bon Ahura reste le patron de ces brigands de l'air.
la liaison du fragment qui suit, cf. supra p. 55. 11 est impossible de méconnaître la clarté des allusions au soleil, Yt. 14. 18-21.