LES PREMIERS CONFLITS (18/1O
en fut faite, en iSSg, de la part des principaux chefs fijiens*, et malgré les rapports du colonel Smylhe et du botaniste Seeman envoyés en mission d'études dans ces îles.
Cependant, si le gouvernement britannique ne crut pas devoir adopter immédiatement les conclusions de Smythe et de Seeman, qui tous deux se prononçaient pour l'annexion', leur expédition avait attiré l'attention sur l'importance stratégique et la valeur économique de l'archipel fijien. Dès ce moment, commencent à y arriver des émigrants» venant de Nouvelle-Zélande ou d'Australie' pour planter du coton, dont la culture était alors particulièrement rémunératrice, par suite de la guerre de Sécession, et convenait, en outre, parfaitement au sol de ces îles*. Ce fut l'étabUssement de ces émigrants d'origine britannique qui permit, plus tard, à l'Angleterre, d'annexer définitivement les Fiji\
Comparés à ceux de l'Angleterre, les progrès de notre expansion en Océanie, de i84o à 1870, sont à peine marqués, malgré l'activité de nos marins dont les croisières se multiplient dans le Pacifique®, malgré la propagande incessante des missionnaires, qui se répandent, de plus en plus nombreux, dans les archipels du Grand Océan .
Avant de se diriger vers Tahiti, où les Français maltraités réclamaient son intervention \ Dupetit-Thouars, en efiet, avait pris possession de Tarcliipel des Marquises (mai-août I842)^
I. Sesman, Government mission lo the Fijian Islands[Londont 1862], Préface, p. vu. a. Ibid., p. 4 16; le rapport du colonel Smythe se trouve annexé au livre de Seeman, p. 43i et sq.
3. Ibid., p. ai8 et ^11 ; Moss, op. cil., p. 5 et sq. 4- Sbrman, op. cit., p. 48-58.