‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 99 sur 234 · Cela fait un peu plus de a5 francs par hectare · texte numérisé non relu

Cela fait un peu plus de a5 francs par hectare

4. Les Maoris se soulevèrent d'autant plus facilement que les démêlés continuels qu'ils voyaient se produire entre les agents de la Compagnie de la Nouvelle-Zélande et le gouverneur n'étaient pas de nature à leur inspirer ce salutaire respect mêlé de crainte qui restait la seule condition du maintien de la paix. Siegfried, op. cit., p. a5-a6.

l6o LE PARTAGE POLITIQUE

sans compter les meurtres nombreux de colons et dlndigènes alliés aux Anglais \ — La paix, due en partie au <( bon gouverneur Grey » ', subsista quatorze années, pendant lesquelles la colonisation reçut une vive impulsion, à la fois par la fondation d'établissements agricoles dans les a provinces pastorales )> d'Otago' et de Canterbury, et par l'organisation d'un gouvernement local. Mais de nouvelles maladresses, commises par le gouverneur Brown, provoquèrent de nouveau le mécontentement des indigènes, qui reprirent les armes en février 1860.

Cette fois, la lutte fut longue et féroce. Elle dura dix ans ; et de part et d'autre, les pertes furent considérables. 2 600 tués (dont I 800 Maoris et 800 Anglais), des milliers de blessés, une multitude d'assassinats isolés, les plantations ruinées, la dette publique de la jeune colonie accrue de plusieurs millions, la nécessité d'entretenir désormais d'importantes forces de police : voilà où avait conduit l'impéritie de quelques gouverneurs*. Ce fut, il est vrai, la fin des insurrections indigènes; et l'année 1870 marque à la fois la soumission définitive des Maoris et le commencement pour la Nouvelle-Zélande d'une période de progrès et de paix\

Les difficultés avec lesquelles l'Angleterre se trouvait aux prises en Nouvelle-Zélande ne lui permirent pas d'étendre son influence, dans les archipels voisins, aussi loin que l'auraient voulu quelques-uns de ses nationaux. Si elle annexa les petites îles de Fanning (1861), Starbuck et Malden (1866), Caroline (1868), elle refusa d'établir sa domination sur l'archipel beaucoup plus important des Fiji, malgré l'offre de cession qui lui

I. Cf. pour toute cette partie Reeves, op. cit., p. ao5 et sq. a. Ibid., p. 223 et sq.

3. On trouvera d'intéressants détails sur la fondation de rétablissement d*Otago in HocKEN, Contribution to the Early history of New Zealand [London, 1898]. Des appendices très nombreux (en particulier F et G) donnent l'énumération complète des navires et des émigrants partis d'Angleterre à destination de la Nouvelle- Zélande.

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