‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 101 sur 234 · Supra f p. i · texte numérisé non relu

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8. De Clercq, op. cit., IV, p. 619 cl 643. Pour les détails de la prise de posses-

Part. de l'Océanie. Il ^^ j

De leur côté, les missionnaires de Picpus ou Maristes avaient pu rédiger des demandes de protectorat, adressées au gouvernement français de la part des principaux chefs des Wallis (4 novembre i842)\ de laNouvelle-Calédonie(i"janvier i844)* et des Gambier (i6 février i844)^. Malheureusement, « l'affaire Pritchard )) éclatait au même moment ; et, pour ne pas ébranler davantage « l'entente cordiale » déjà si compromise, le ministère Guizot refusa de seconder les efforts patriotiques de nos missionnaires ou de nos marins, qui, dans le Pacifique, cherchaient à arrêter les empiétements de 1- Angleterre. Il ne ratifia aucun des traités de protectorat qui lui étaient soumis ; bien plus, en t846, sur les réclamations de l'Angleterre, il envoyait la corvette la Seine enlever le pavillon français planté par les missionnaires en Nouvelle-Calédonie *.

Le gouvernement du Second Empire eut une politique coloniale aussi vacillante et aussi timorée. Il ne s'occupa des Marquises que pour y déporter trois condamnés des insurrections de Lyon ; mais ceux-ci furent graciés en i854 et quittèrent la colonie. On commença alors l'évacuation du personnel : en 1869, il ne restait plus, comme Français, que les missionnaires auxquels fut confiée la garde du pavillon ^ Quant aux Gambier, on ne peut dire qu'elles furent abandonnées, puisqu'en fait, la demande de protectorat adressée par les indigènes au roi Louis-Philippe était restée sans réponse. Jusqu'en 1871, les missionnaires furent les seuls maîtres dans cet archipel. Sous la conduite de leur chef, le Père Laval, ils soumirent le pays tout entier à une véritable dictature théocratique ; et les abus de pouvoir auxquels ils se laissèrent entraîner obligèrent le

sion des Marquises, lire Max Radiguet, Les derniers sauvages : souvenirs de Voecupation française aux îles Marquises [Paris, s. d.]. (iS^a-iSSg). i. Db Glercq, op. cit.t IV, p. 655-667.

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