Ibid., p
LES COMPÉTITIO?îS INTERNATIONALES (187O-I904) 169
s*engageaît, en retour, à payer un certain nombre de pensions aux membres de la famille royale, à acquitter les dettes de la feue reine Pomaré IV, mère du roi, et à achever le plus tôt possible la construction du palais royal \ Ces déclarations du roi Pomaré V et du commissaire de la République furent ratifiées intégralement par une loi du 3o décembre 1880; et depuis cette époque, la France exerce sa pleine et entière souveraineté sur tous les territoires dépendant de la couronne de Tahiti *. Quelques mois plus tard (21 février 1881), M. Chessé annexait également les Gambier, d'où le P. Laval avait été rappelé, dix ans auparavant, et où nous avions alors officiellement établi notre protectorat (3o novembre 1871). Cette nouvelle annexion fut confirmée par décret du 3o janvier 1882 *.
La cession faite par Pomaré eût perdu beaucoup de son importance, si nous avions laissé subsister la convention signée avec l'Angleterre le 19 juin 18^7 et neutralisant les îles Sous le Vent*. Les intentions du gouvernement français d'occuper les îles firent, dès i885, l'objet d'un protocole franco-allemand. L'Allemagne s'engageait à (( ne rien entreprendre qui puisse entraver une prise de possession éventuelle, par la France, des îles et des îlots formant le groupe dit des îles Sous le Vent, en Océanie, et se rattachant à l'archipel de Tahiti ou de la Société » *. Deux ans plus tard (novembre 1887), au cours de négociations avec l'Angleterre, la question des îles Sous le Vent
I. De Glercq, op. cit.t Xll, p. 572-4. — On trouvera in Deschanel, La politique française...^ p. Saô-SSQ, un long récit des événements du 39 juin 1880.
3. La plus importante des prérogatives laissées à Pomaré V, par la convention du 39 juin 1880, était le maintien des tribunaux indigènes qui avaient à connaître dos affaires peu importantes et de toutes les contestations relatives aux terres. Par la convention du 39 décembre 1887, Pomaré et les principaux chefs ont déclaré renoncer à CCS juridictions des que la délimitation des terres serait achevée et que les contestations auxquelles elle donne lieu auront été vidées. De Glkrcmj, op. cit., Wll, p. 5ia et sq.