‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 106 sur 234 · Supra, p · texte numérisé non relu

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5. De Martens, Nouveau Recueil général..., 3» série, XI, p. 497- Protocole concernant les possessions allemandes à la côte occidentale d'Afrique et en Océanie signé à Berlin le 34 décembre i885.

fut rattachée à celle des Nouvelles-Hébrides ; et Ton décida que Tévacuation de ce dernier archipel par les troupes françaises serait suivie de l'abrogation de la convention de i847*. Conformément à cette stipulation, la France, dès le début de 1888, retira ses troupes des Nouvelles-Hébrides et se mit aussitôt en mesure d'annexer les îles Sous le Vent. Mais il fallut compter avec la résistance d'un certain nombre d'indigènes. Après avoir employé, pendant dix ans, tous les moyens possibles de persuasion et de douceur, le gouverneur se décida à réduire les rebelles par la force : une courte expédition de deux mois (janvier-février 1897) suffît à amener leur soumission; et les îles Sous le Vent, définitivement pacifiées, furent déclarées « parties intégrantes du domaine colonial de la France ^ »

Au moment même où elle obtenait l'abrogation de la convention de 1847, la France laissait échapper l'île de Pâques, bien que les indigènes eussent, à différentes reprises, demandé formellement notre protectorat, sur le conseil d'un de nos compatriotes établi parmi eux. En 1888, profitant de notre inertie, le Chili s'emparait de l'île sur laquelle pendant plus de douze ans avait flotté notre pavillon'. Notre gouvernement pensa trouver une compensation dans l'établissement de notre protectorat sur deux petites îles, Rurutu et Rimatara du groupe Tubuaï, qui n'avaient pas été comprises dans l'acte de cession du 29 juin 1880 (37 et 29 mars 1889). Ce protectorat fut converti en possession en 1900*.

Dans le Pacifique occidental nos progrès ont été plus insignifiants encore. Au Nord-Ouest de la Nouvelle-Calédonie, en 1878, nous avons annexé le petit groupe des Chesterfield dont la seule richesse consiste dans ses dépôts de guano'. D'autre part, la reine des Wallis, dans la crainte de tomber un

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