Ibid., p. ia
LES COLONIES PBARC AISES 23g
6 720 1 15 fr. ; celle du cobalt, à a 446 600 fr. ; celle du chrome, à 46a 645 fr. Ensuite viennent les denrées coloniales de consommation, c'est-à-dire presque uniquement le café (965 988 fr.): les fruits et graines, qui comprennent surtout le coprah (439003 fr.) ; les produits et dépouilles d*animaux, conserves de viandes, peaux, etc. (100 84i fr.).
L examen des statistiques de l'importation révèle, pour la Nouvelle-Calédonie comme pour la Polynésie française, la prépondérance des objets d'alimentation (environ 5o "/o du total) et des produits manufacturés (plus de a5 "/o)- L'absence de blé et de vin explique l'importation considérable de farineux alimentaires (i 886 i49 fr.) et de boissons (2 449983 fr.). Il faut ajouter pour ce dernier article, qu'il comprend surtout des alcools ou des vins fortement alcooUsés, à cause de la longue traversée qu'ils doivent supporter. Bien que les boissons soient aussi l'un des principaux articles d'importation de nos autres colonies, nulle part, on ne trouve un chiffre aussi élevé que celui de la Nouvelle-Calédonie ; cela tient, incontestablement, à la présence des libérés de la transportation, qui, pour la plupart cabaretiers ou eux-mêmes alcooliques invétérés, propagent l'alcoolisme parmi les indigènes, avec une rapidité effrayante. Le chiffre relativement considérable de l'importation, dans un pays d'élevage, des produits et dépouilles d'animaux (952915 fr., dont près de 5ooooofr. de conserves de viandes et près de Sooooo fr. de beurre et fromages) s'explique à la fois par l'insuffisance du nombre des vaches laitières et des bons reproducteurs et par les épizooties, qui atteignent fréquemment les troupeaux calédoniens ^ . Les produits manufacturés sont principalement des tissus (i 617804 fr.) et des ouvrages en métaux (i 169 3oi fr.). Il faut y joindre le chiffre important des matières nécessaires à l'industrie locale, produits chimiques, combustibles minéraux, métaux (903 774 fr.).
1. Trade of New CaUdonia for the year 1901 (fiiplomalci and Consular Reports, Annual Séries, n° 2891), p. 6.
LA MISE EN VALEUR
Les ressources plus variées et plus considérables, la population plus nombreuse de la Nouvelle-Calédonie donnent à l'ensemble du commerce une plus grande importance dans notre colonie mélanésienne que dans nos archipels polynésiens. Il oscille en effet, depuis lo ans, entre i5 et a5 millions. Ces oscillations sont dues aux crises passagères qui atteignent parfois rélevage, l'agriculture ou les mines; mais elles n'empêchent pas le progrès d'être sensible, et, comme on Ta dit avec raison, la Nouvelle-Calédonie mérite bien, elle aussi, la fièi^e devise parisienne : Fluctuai nec niergilur.
Cependant, en Nouvelle-Calédonie comme à Tahiti, il faut constater, avec regret, qu'une bonne partie de ce commerce, certaines années la plus grande, est enlreles mains des étrangers : des Anglais, surtout des Australiens.
PART DES PRINCIPAUX PAVILLONS DANS LE COMMERCE GÉNÉRAL DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE
( Imporlalions.
i8qq \ Exporlalions*.
( Total. .
i Importations.
Exportations.
Total. .
I Importations.
Exportations.
Total. .
(importations, luua \ Exportations.
( Total. .
COMMERCE ainûû.à.L,