‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 166 sur 234 · I . Le hashel (boisseau) vaut environ 36 litres · texte numérisé non relu

I . Le hashel (boisseau) vaut environ 36 litres

a. Le district d'Otago a produit, en 1908, gS^iSaS bushels et celui de Canterbury, 9773662.

pour la préparation du malt. C'est aussi dans le district de Nelson que se trouvent presque toutes les cultures de houblon, d'ailleurs peu étendues.

Les autres cultures consistent principalement en maïs, pommes de terre, arbres fruitiers ; relativement peu développées encore, elles sont susceptibles d'une grande extension. La culture fruitière, en particulier, insuffisante aujourd'hui pour la consommation locale, trouve en Nouvelle-Zélande les conditions les plus favorables de sol et de climat, surtout dans l'île du Nord, et de préférence dans la région orientale, à l'abri du vent. On trouve en abondance dans le district d'Auckland des oranges, des citrons, des pommes, des poires, des pêches, des prunes, des goyaves. Les fraises et les cerises viennent mieux dans la région centrale du Waikato; quant à la vigne, dont la culture commence à peine, elle parait devoir rencontrer son pays d'élection sur les coteaux calcaires qui bordent les rivages de Hawke's Bay ^

Aux ressources de l'élevage et des cultures, il convient enfin d'ajouter celles des forêts, dont la Nouvelle-Zélande es* abondamment pourvue, surtout dans Tîle du Nord*. Sans doute, depuis plusieurs années déjà, sur bien des points de la côte ouest et sud-ouest, la forêt primitive disparaît peu à peu, sous les coups de hache du colon, qui transforme les régions ainsi déboisées en excellents terrains de culture ou en fertiles pâturages ; mais l'abatage de ces arbres, dont le principal est le pin kauri, a fourni à l'exploitation une source importante de richesses^. Solide, résistant, compact et néanmoins facile à

1. Sur ces cultures de fruits, voir \ew Zealand Officiai Year-Bookj igoS, p. 6o4 et le mémoire présenté par L. Hanlon, au Congres international d'arboriculture et de pomoiogie (Exposition universelle de Paris, 1900).

2. Cf. Hamilton, On the forests of New Zealand in Transactions and Procecdimjs of the New Zealand Institute, XXVlll, 1895, p. i47i63 ; New Zealand forests and the timber industry in New Zealand Officiai Year-Book, 1899, p. ^70-497 ; Notes on some of the chief timber trees of the loorld with référence to their adaptabilitj for planting in New Zealand in ibid., 1908, p. ôoô-ôog.

3. De nombreuses scieries à vapeur sont installées dans les districts d*Otago, Wellington, Auckland, Nelson,

LA MISE EN VALEUR

Pin kauri. (A Hokianga, île du Nord.)

travailler, le bois du pin kauri constitue un des meilleurs bois de construction : on en fait des ponts de navires, des maisons, souvent même des panneaux sculptes et des meubles de luxe, en particulier lorsqu'il est moucheté de veines '. On retire, en même temps, de sa résine, un profit appréciable *.

Malheureusement le kauri est en voie de disparition.

Comme il ne semble pas pouvoir être replanté avec beaucoup de succès, on a cherché à reboiser avec d'autres arbres. Le pin larix, par exemple, vient très bien même sur les terrains volcaniques du centre de l'île du Nord, où quelques essais tentés ont déjà donné des résultats pleins de promesses et où l'on a proposé de faire entreprendre des plantations de forêts par les prisonniers \ De sages colons

Page 1