Métin, op. cit., p
3. On trouvera notamment in P. Leroy-Beaulieu, Les nouvelles sociétés anylosaxonnes \P9^rh, 1897], un réquisitoire ; et in Lloyd, Newest England [London, 1900J, un éloge des réformes sociales poursuivies en Nouvelle-Zélande.
4. Cf., sur la législation ouvrière en Nouvelle-Zélande, un chapitre particulièrement bien fait de Reeves, op. cil. (chapitre xxii, Eiyht years of experiment). Cf. aussi Métin, op. cit., chapitres iv, vi, vir, passim ; Siegfried, op. cit. (surtout les chapitres ix à xviii).
Part, de l'Océanib.
îigo
tK MISE EN VALEUtl
tion de doctrines dont ils auraient adopté les principes^ que parce que, population neuve d'un pays neuf, ils n'ont ni préjugés, ni traditions qui puissent les faire hésiter à introduire dans leur vie sociale des réformes rendues nécessaires par des situations ou des besoins nouveaux. — Les Néo-Zélandais sont si peu (( socialistes », au sens où nous entendons généralement ce mot, que non seulement ils s'efforcent de multiplier le nombre des petits propriétaires, ordinairement peu suspects d'idées collectivistes, mais qu'ils ne laissent jamais échapper une occasion de témoigner leur loyalisme monarchique vis-à-vis de l'Angleterre* et qu'ils ont mt^me la mégalomanie (( impérialiste ».
C'est à l'occasion des affaires des Samoa ^ que la Nouvelle- Zélande a manifesté tout d'abord son ambition de constituer en Océanie une Grealer JSew Zealand, Le ministère Seddon offrit, à ce moment, des volontaires au gouvernement anglais. L'offre fut refusée, et bientôt l'Angleterre laissait l'Allemagne et les Etats-Unis se partager seuls les Samoa. — Le gouvernement de M. Seddon songea alors à se rapprocher des Fiji ; des propositions d'annexion furent même discutées dans le courant de 1900 ; mais la jalousie de l'Australie et l'opposition du Colonial Office à Londres empêchèrent le projet d'aboutir. La Nouvelle- Zélande chercha une compensation ailleurs, et, le 1 1 juin 1901, elle s'annexait ofïîciellement les îles Cook^
Aussi bien, ces rêves d'une Grealer JSIew Zealand en Océanie ne sont peut-être pas une pure chimère. De tous les archipels océaniens , la Nouvelle-Zélande est incontestablement le plus riche et le plus avancé en civilisation. Malgré des difficultés financières qui n'ont pas été sans alarmer les Néo-Zélandais eux-mêmes*,
1. C'est pourquoi M. Métim a pu justement intituler son livre Le Sociaiisme scuts doctrinrs .
3. lis Tout montre en particulier à propos de la guerre du Transvaal et de la visite du duc de Cornouaillcs, depuis prince de Galles. Voir Siecfrird, op. cit.^ p. 2^9-a5o et 837-8.