Supra, p
/|. Supra, p. 170, et Siegfried, op. cit., p. 3 16 et sq.
5. Sur cette situation financière, lire, en particulier, un bon chapitre de Sibg. FRiED, op. cit., p. ao5-2i7,etle \ew Zealand Officiai Year-Book, 1903, p. 475-5o6 .
tfeS dOLONtES ANGLAISES 29*
l'avenir apparaît sous un jour favorable, et Ton peut souscrire entièrement à la conclusion formulée par M. Reeves, Tune des autorités les plus compétentes pour tout ce qui touche à la Nouvelle-Zélande. — Il y a, dit-il, une précipitation exagérée à se plaindre de ce peuple industrieux, moral et fort, sous prétexte qu'en 5o ans il n'a pas produit de génies. Telle n'a pas été sa mission. Il devait établir les fondements d'une civilisation véritable dans deux îles, très belles mais sauvages et désertes. Pour cela, il avait besoin de solidité plus que de «brillant». Plus tard, sans aucun doute, mais en leur temps, viendront les sculpteurs, • les peintres, les écrivains. Il suffit au mérite de la génération des pionniers d'avoir transformé les solitudes de la Nouvelle-Zélande en une colonie où l'activité économique revêt les formes les plus intéressantes, et où la vie sociale s'écoule sinon dans l'opulence, du moins au milieu du bonheur*.
De tous les archipels dépendant de la Nouvelle-Zélande, celui des îles Cook ou Hervey, annexé par elle en 1901 , mérite seul une mention*.
La principale île du groupe est Rarolonga (environ 35 kilomètres carrés et 2060 habitants), montagneuse et boisée, pourvue de cours d'eau abondants et de plaines alluviales très fertiles. Les ressources actuelles des îles Cook consistent surtout en coprah, fruits et café. La production du coprah, négligée jusqu'à ces derniers temps, peut s'étendre considérablement. Par contre, l'exportation des fruits (oranges et bananes) semble bien compromise et même sur le point de cesser complètement, par suite de la concurrence de Tahiti, des Tonga, des Samoa et même de la Nouvelle-Galles du Sud. De même, le café ne trouve plus de débouché en Nouvelle-Zélande, où l'abaissement des droits de douane a amené un véritable débordement de café de