‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 21 sur 234 · IO · texte numérisé non relu

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Plaine bassk en Nouvelle-Calédonie.

Guinée, aux Carolines et aux Mariannes, c'est encore pendant les mois d'été que les précipitations sont les plus fortes*.

La chaleur humide étant, dans les pays tropicaux, la principale cause de prédisposition aux atteintes infectieuses ', on pourrait ainsi redouter doublement les conséquences du régime des pluies dans les archipels de l'Océanie intertropicale. Il convient, cependant, de ne pas exagérer l'insalubrité qui peut résulter soit des formations marécageuses dues au caractère torrentiel des cours d'eau ^, soit de la coexistence des fortes chaleurs et des fortes pluies.

D'abord, tous les marais ne donnent pas lieu à l'impaludisme. Ils ne possèdent pas tous les microorganismes qui engendrent la malaria. Ceux-là seulement qui se trouvent dans le voisinage d'une puissante végétation sont dangereux, parce que la décomposition des végétaux, particulièrement rapide sous les tropiques, produit un humus riche en fermentations et en miasmes pestilentiels ; et aussi parce que la forêt formant écran contre la ventilation naturelle, les conditions les plus propices à rinfeclion aérienne se trouvent réunies*.

Or une pareille végétation, si commune dans l'Afrique et dans l'Amérique équaloriales, ne se rencontre guère en Océanie que dans quelques archipels de la région des moussons : en Nouvelle-Ciuinée, aux Salomon, aux Nouvelles-Hébrides, et même, dans ces archipels, suivant la remarque très juste du D' Treille, un relief très accentué permet d'atteindre rapidement des régions plus saines, apportant ainsi un correctif heureux à rinsalubrité naturelle '.

I. Cf. pour les Salomoo, A. Bkrnard, op. cit., p. i64 (d'après Guppt); pour la Nôuvelle-Guince, DANCKtLMAN, Kiimavon .\eu Guinea Meteor. Zeitschr.y XVil, 1900, p. 157-165) ; pour les Carolines, Kirchhopp, arl. cité (Geogr. Zeitschr.. 1899, p. 55o); pour les Marianncs, E. Reclus, op. cit., p. 583. Voir aussi ta carte a5 do V Atlas de la Deutsche Seewarte (quelques variations de détail avec les données précédentes).

a. Treille, Principes d'hygiène coloniale [Paris, 1899], P- ^~^-

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