‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 22 sur 234 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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De plus, les archipels du Pacifique, en général peu étendus, ne peuvent échapper à l'action de la mer et des vents marins. Vents généraux et vents locaux* agitent à ce point l'atmosphère en Océanie, qu'en bien des îles on se croirait comme à une table de dîneurs coloniaux sur la tête desquels un invisible nègre fait mouvoir ce commode éventail qu'on appelle le panka ^ Outre le bien-être produit par celle venlilalion incessante qui disperse les poussières et les germes, enlève du calorique au corps humain et aclive les fonctions de l'enveloppe cutanée, on jouil de l'échange d'un air plus ou moins vicié contre l'air pur et bienfaisant de la mer. Ainsi donc, s'il est vrai que les climats doivent se classer, comme les habilalions, en salubres ou insalubres suivant l'apport plus ou moins large, plus ou moins constant de l'oxygène actif de l'atmosphère, c'est aux vents marins qui atleignenl les terres après avoir souiflé sur de larges espaces océaniques à peu près complètement dépourvus de microorganismes' qu'il convient d'attribuer la salubrilé si souvent vantée de la plupart des îles du Pacifique*.

En résumé, l'homme peut s'acclimater en Océanie ; mais faut-il encore qu'il y trouve les élémenls de son existence. Il convient donc de rechercher si la flore et la faune peuvent lui fournir immédiatement quelques-unes de ces ressources spontanées qu'il n'a pas à produire et dont il lui suffit de savoir profiter.

Les géographes naturalistes ont indiqué, depuis longtemps déjà, le développement particulier de la vie végétale ou ani-

I . L'alternance régulière des brises de terre et de mer est très sensible en Nouvelle-Calédonie, aux Nouvelles -Hébrides, aui Fiji, à Samoa, k Tahiti, etc. 3. Jean Garol, La NouveUe-CaUdonie minière et agrirofe [Paris, iQOo], p. 3.

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