‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 211 sur 234 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

/|. Ibid., p. 6.

5. Deekbn, Die Aussichten der KakaokuUur auf Samoa. [Oldenburg, 190a]. Cf. aussi Trade of Samoa for the year 190a (Diplomatie and Consular Reports, Annual Séries, n<* 3937), p. 6 : « Le cacao peut être pour les Samoa ce que la canne à sucre a été pour les Fiji et les Hawaii » ; de Wildeman, op. cit., p. ii3-4. On trouvera in FiTZNER, Deutsches Kolonial-Handbuch, Ergdnzungsband, 1903, p. 186, l'indication des principales cultures de cacao entreprises soit par les Compagnies commerciales, soit par les particuliers.

336 LA MISE EN VALEUR

les pluies tombent abondantes et régulières toute Tannée*. — La culture du café, après avoir beaucoup souffert de la maladie des feuilles, produite par VHemileia vaslatrix^, a légèrement repris, surtout depuis qu'on a adopté le café Libéria, qui n'est pas sujet à ce mal. En igoS, on en a commencé une faible exportation pour une valeur d'environ 3oo fr.\ — D'autres plantes viennent également très bien, notamment la canne à sucre, le kola, le tabac, les bananes, les ananas; les deux dernières cultures en particulier seraient assurées d'un débouché facile en Nouvelle-Zélande et en Australie, mais jusqu'ici aucun effort réel ne semble avoir été fait en vue de les propager.

Comme aux lies Hawaii, la grosse difficulté à laquelle se heurtent les progrès de l'agriculture, c'est la question de la main-d'œuvre*.

La paresse des Samoans est légendaire. Très fiers de leur remarquable beauté, ils croiraient déchoir en travaillant la terre comme des manœuvres. Ils ne cultivent le sol que dans la limite de leurs besoins et consacrent presque toute leur activité et tout leur temps aux sports. Si l'archipel des Samoa mérite toujours son nom ancien d' (( archipel des Navigateurs », ce n'est pas pour la même raison qu'autrefois ; la navigation y est réduite au canotage à la mode européenne, que les Samoans pratiquent avec passion. C'est un de leurs plaisirs favoris que de se rendre d'un village à un autre « pour causer politique » : or comme dans ces lies très montagneuses, les villages, situés le plus souvent sur le bord de la mer, n'ont de communication facile entre eux que par eau, c'est par eau que les indigènes font le voyage. Ils s'embarquent d'ordinaire, par groupes nombreux, dans de grands canots dont quelques-uns peuvent

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