SiKVKP.s, Op. cil , p. 872 ; Wkgkner, op. cil.t p
2. WKtiE.NER, op. cit., p. 26 et 82 ; Deeken, Manuia Samoa!, p. 191 et sq.
percement de l'isthme de Panama puisse améliorer sensiblement les choses. Mais ils tiennent beaucoup à ces îles, dans l'intérêt même du prestige de leur poli tique extérieure. Si les Samoa sont un luxe, disent-ils, c'est un luxe que TAUemagne peut et doit même s'ofrrir\
De toutes les possessions allemandes c'est le groupe mélanésien qui forme la masse la plus compacte et la plus étendue. Il comprend: la Terre de l'Empereur Guillaume (i8i 65o kilomètres carrés) ; l'archipel Bismarck (47 loo kilomètres carrés) et les deux îles les plus occidentales de la rangée des Salomon, Buka et Bougainville (loooo kilomètres carrés)^
Bien que ces colonies mélanésiennes soient allemandes depuis plus de vingt ans, les résultats de leur mise en valeur sont encore bien insignifiants. La lenteur de leur développement économique s'explique à la fois par la dilRculté de pénétration dans ces terres, marécageuses sur la côte et montagneuses ou boisées dans l'intérieur, par rinsalubritéduclimat\ etl'hostilité des populations indigènes anthropophages ; mais elle tient plus encore peut-être à l'impéritie et au manque de méthode dont fit preuve la Compagnie de la Nouvelle-Guinée, chargée à la fois de l'administration et de la mise en valeur de ces colonies '\ et qui accumula, comme à plaisir, faute sur faute'.
1. Lire sur ce point la conclusion très curieuse de Wegener, op. cit., p. 1/18-9.
2. SuPAN, art. cité (Ergânzimgsheft i35 zu. Petermanns Mitt., p. g\). Aux ouvrages de Hauseh. Hassekt, Wegener, Dkchakme, il faut ajouier, pour l'étude économique des colonies mélanésiennes, les travaux particuliers de Kriegek, Ncti Giiinea [Berlin, 1899] ; et surtout Blum, \eu Guinca und der Bismarck Archipel (Eine wirtschaftliche Studie) [Berlin, 1900].
3. Sur cette insalubrité, voir Sievers, op. cit., p. 259-360.
/j. Sur cette Compagnie de la Nouvelle-Guinée, voir supra, p. 180 et sq. 5. Deciiarmb, op. cit., p. i53. Pour le désarroi qui marque l'œuvre administrative de la Compagnie, voir ibid., p. i45-i53.
3 M LA MISE EN VALEUR
Ce fut» dès le début, une série de tâtonnements dans le choix des emplacements et dans le choix des cultures. Le chef-lieu de la colonie fut d'abord établi à Finschhafen, à cause du voisinage de l'Australie ; mais Tinsalubrité du climat fit presque aussitôt abandonner ce point ; et le siège de l'administration fut successivement transféré à Stephansort puis à Friedrich- Wilhelmshafen et enfin à Herbertshôhe, en Nouvelle-Poméranie. De mcme, la plupart des stations de culture durent être abandonnées, pour avoir été trop hâtivement ou trop inconsidérément fondées dans des régions malsaines ou impropres aux cultures tentées*.
La Compagnie de la Nouvelle-Guinée montra la même incertitude désastreuse dans l'établissement des voies de communication. Elle fit un premier essai, à ses frais, d'une ligne de vapeurs reliant Finschhafen à Cooktown (Queensland) et correspondant avec les navires de la BrUish India Line ; mais, ayant acheté, par mesure d'économie, de mauvais bateaux qui sombrèrent au bout de peu de temps — ce qui lui fit perdre ainsi plus de 35 "/o de ses ressources, — elle fut contrainte de renoncer à l'entreprise. Elle envoya alors, toutes les six semaines, un navire à Surabaya (Java), en correspondance avec la ligne hollandaise de la Sloomwaart Maalschappij Nederland, puis la correspondance eut lieu toutes les huit semaines avec la ligne du \orddenlscher Lloyd, à Singapore. Enfin, en 1893, cette dernière Compagnie accepta, pour une subvention annuelle de Aogogo marks, de relier, tous les deux mois, Singapore aux ports de la Terre de l'Empereur Guillaume. Mais ces tâtonnements avaient coûté à la Compagnie de la Nouvelle- Guinée 2 45o 000 marks, soit le tiers de son capital*.