‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 233 sur 234 · GOLQHOUN, op. cit., p. IQI · texte numérisé non relu

GOLQHOUN, op. cit., p. IQI

2. Cf. E. Picard, La Fédération australienne [Paris, 1900],* el Vossiow , [/Australie nouvelle et son avenir [Paris, 1901].

3. Supra, p. iSg el i43 ; P. Leroy-Beaulieu, L'Australie et le Pacifique, in Bulletin du commerce de l'Asie française, juillet 1901 ; — Schamz, Australien und die Sûdsee [Berlin, 1901].

raisons spéciales' qui n'enlèvent rien à Tardeur de ses propres ambitions « impérialistes )>'.

Quelque ardentes que soient leurs convoitises, ce n'est pas à l'Australie cependant ni à la Nouvelle-Zélande que parait devoir appartenir la prépondérance en Océanie. Beaucoup plus favorisés au point de vue du sol et du climat, les États-Unis, avec leurs ressources incomparables, Taccroîssement continu de leur population intelligente, active et ambitieuse, ont tout ce qu*il faut pour jouer le premier rôle'.

Déjà, le développement de leur marine marchande, provoqué aussi, comme en Allemagne, par la surproduction industrielle qui nécessite au dehors la recherche de débouchés nouveaux, atteint presque celui de la marine allemande. Avant peu, il l'aura dépassé, et même tout porte à croire que les Etats-Unis hériteront au xx* siècle de la position économique prépondérante qui a été celle de l'Angleterre au xix* siècle. Ainsi, comme on Ta observé avec esprit, « Provinces-Unies, Royaume-Uni, Etats-Unis marqueront dans l'histoire les trois grandes étapes de l'Empire des mers*. »

Les Etats-Unis tournent surtout leurs vues vers les marchés nouveaux de TExtrême-Orient ^ moins encombrés que ceux de la vieille Europe. Ils y ont acquis déjà une situation importante, grâce à leur établissement aux Hawaii et aux Philippines et à leur câble transpacifique, le seul qui, à l'heure actuelle, relie l'Amérique à l'Asie.

Le canal de Panama, dont ils poussent aujourd'hui l'achève-

l. Cf. Picard, op. cit., p. 127 etsq.

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