‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 40 sur 234 · Le P. Piolet, op. cit., IV, p · texte numérisé non relu

Le P. Piolet, op. cit., IV, p

4. Voir, à ce sujet, les détails curieux rapportés par Woodi-okd, pour les Samoans, in Diplomatie and Consuhr Reports, 1895, no 1587.

abandonnés dont les ruines seules subsistent aujourd'hui*, sans parler des constructions plus importantes dont on n'a pu encore expliquer l'origine ^

On a beaucoup discuté sur cette disparition, dont on a voulu parfois rendre les Européens uniquement responsables. Sans méconnaître les résultats funestes du contact des deux races, il faut marquer au préalable les causes de disparition qui existaient pour les indigènes de TOcéanie bien avant l'arrivée des Européens \

La première réside dans le caractère originairement féroce et belliqueux de la plupart des populations océaniennes, du moins telles que nous les ont décrites les premiers navigateurs qui les virent*. Cette humeur belliqueuse, qui leur fit porter de bonne heure l'industrie des armes à un haut degré de perfection, s'explique aisément chez des insulaires exposés sans cesse et de toute part aux invasions de leurs ennemis, ou habitant — comme c'est fréquemment le cas en Océanie — des îles pauvres où la disette se faisait sentir et provoquait des expéditions contre les archipels plus favorisés*. Mais à ces nécessites de la défense ou à ces besoins de l'existence s'ajoutaient aussi les coutumes religieuses et les superstitions barbares.

1. Lire, sur ce point, la petite brochure de Hans Blum, Dos Bevôlkerungsproblem im slillen Weltmeere [Berlin, 1903]; et le travail tout à fait intéressant de Mahlrr, Siedehingsgebiet und Siedelungslage in Océanien [Leipzig, 1898). L'auteur y étudie les conditions générales de la répartition des populations indigènes, avant et depuis l'arrivée des Européens. II observe avec raison que, si Texistence des villages abau'* donnés 8*explique surtout par la dépopulation, il faut aussi tenir compte de la pacification de la plupart des archipels, qui a permis aux indigènes de quitter leurs villages fortifiés, construits dans les endroits les plus difficilement accessibles, pour venir s'établir plus près des côtes.

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