Ellis, op. cit. y I, p. a4o
6. GooK, in Hawkéswortii..., II, p. 475-6. Sur cette secte des A.rioï, qui se
servir à la défense des tribus en temps de guerre, étaient particulièrement exposées à périr : au témoignage des premiers missionnaires, le nombre desbommes était déjà, à leur époque, quatre à cinq fois supérieur à celui des femmes. Cette énorme disproportion numérique entre les deux sexes était aggravée encore, dans quelques archipels, par la polygamie des cheTs\
Le second obstacle sérieux au développement de la race tenait à la situation particulièrement humiliante, dégradante même, faite à la femme ^ Dans la plupart des archipels mélanésiens, on la considérait volontiers comme une bête de somme ; généralement esclave de l'homme, elle était soumise aux plus durs travaux et les fatigues de toutes sortes qu'on lui imposait devaient nécessairement diminuer la nataUté dans des proportions énormes. Ailleurs, surtout en Polynésie, dans ces îles auxquelles on aurait pu étendre le nom de Nouvelle-Cythère donné par Bougain ville à la seule île de Tahiti', c'était la déchéance morale de la femme et les habitudes d'une vie particulièrement licencieuse qui s'opposaient à l'accroissement du nombre des naissances^.
11 faut noter, enfin, la nourriture presque exclusivement végétale et par suite débilitante, l'abus du kawa% sorte de boisson fermentée nuisible à la santé, beaucoup moins par la façon dont on la prépare — et qui suffirait, a-t-on dit, à nous empêcher d'en connaître le goût* — que par la faiblesse générale qu'elle provoque^ ; l'entassement dans des cases humides
retrouvait, du reste, dans d'autres archipels océaniens (aux Marshall notamment), lire les nombreux détails donnés par Ëllis, op. c'U.f I, p. 339 et sq.