‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 43 sur 234 · Deniker, op. cit., p · texte numérisé non relu

Deniker, op. cit., p

7. Lire in Festetics de Tolna, Chez les Cannibales...^ p. 11 3, l'amusant récit d'une « séance de kawa ».

et enfumées, Tabsence à peu près complète d'hygiène, qui faisait, par exemple, enterrer les morts dans la demeure des vivants : toutes ces conditions défectueuses de l'alimentation et de rhabitation prédisposaient les Océaniens à contracter

Préparation du kawa.

(Samoa.)

(Tiré de « Ueberall », lUiistrierte Zeitschrifi fiir Armée und Marine, Berlin.)

Ces trois jeunes filles ont mâché préalablement les fibres d'une plante appelée Piper melhysticum, et qui se rencontre à peu près dans toute l'Océanie ; elles ont ensuite rejeté ces fibres dans le bassin du milieu. L'une d'elles les arrose d'un peu d'eau, tandis qu'une autre les presse de ses mains ; puis on passera le lout h travers un tissu légeç qui retiendra les résidus, et « ette boisson s'offrira à l'assistance comme un Jive o'clock iea. avec cette nuance que tout le monde boira dans la même coupe, faite d'une moitié de noix de coco, que l'on peut distinguer près du bassin, à droite.

des maladies, rendaient la contagion redoutable et devaient faciliter au plus haut point la disparition des populations indigènes.

Les missionnaires, puis les gouvernements se sont efforcés de restreindre ces causes de disparition : ni les uns ni les autres n'ont obtenu de résultats bien décisifs. La secte des

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Arioï n'existe plus, et avec elle a disparu Thomble coutume de rinfanticide ; mais le cannibalisme subsiste en Nouvelle- Guinée, dans Tarchipcl Bismarck, au\ Salomon, aux Nouvelles- Hébrides * ; et, de temps en temps encore, les journaux nous apportent la nouvelle que, dans ces parages, Téquipage d'un cotre a été massacré presque tout entier, puis dévoré par les indigènes ^ — La situation matérielle de la femme s*est améliorée dans quelques archipels mélanésiens^, sans qu'on ait réalisé, toutefois, de grands progrès à cet égard. En tout cas les mœurs restent presque partout très dissolues*. — Quant aux conditions matérielles de la vie, elles se sont peu modifiées. S*ils ont pris aux Européens une partie de leur costume, les indigènes ont conservé leur régime alimentaire débilitant; le kawa, interdit par les gouvernements, a été remplacé par de Teau-de-vie mêlée à du jus d'orange, plus funeste encore à la santé" ; les habitations malsaines subsistent, et aujourd'hui comme autrefois, c'est la même absence d'hygiène (conservation des cadavres dans les cases, etc.), qui se traduit surtout par une mortalité infantile excessive*.

On ne peut donc pas dire que l'arrivée des Européens ait été la cause exclusive de la disparition des Océaniens : elle n'a fait que l'accentuer ; et si cette dépopulation a été aussi rapide, au cours du dernier siècle, cela tient a ce que les conditions

I . Sur cette persistance du cannibalisme jusqu'à notre époque la plus récente, on trouvera, en particulier, de très nombreux et intéressants détails dans Festetics DE ToLWA, Chez les Cannibales..., passim, et dans 11. Giglioli, / cacciaiori di teste alla Nuova-Guinea (Archivio per l'Anthropologia e l'Ethnologia, t. XXVII, fasci cule a).

a. Le plus récent de ces massacres s'est produit en juillet 1904 à Tile Aurore (Nouvelles- Hébrides) et a fait 8 victimes. On trouvera d'aljondants détails dans le journal de Nouméa, la France Australe, n"» des 9 et 35 août derniers.

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