Ibid., p. 24a
3. Lire le récit de Texpédition dans la relation que nous a laissée un des compagnons de Magellan : Pigafetta, Premier voyage autour du monde sur l'escadre de Magellan pendant les années i5i9'i522 [Paris, 1801). La relation fut d'abord écrite en français et publiée en i523, puis traduite en italien. C'est la traduction française de Tcdition italienne qui a été publiée en 1801.
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Magellan à cause de la fêle du jour ; la traversée du détroit qui devait porter plus tard le nom de Magellan fut longue et assez pénible: enfin, le 28 novembre, on entrait dans la mer du Sud\ si calme qu'on l'appela aussitôt (( Pacifique »*.
Les officiers furent d'avis de continuer à faire voile vers les Moluques. Magellan mit le cap au Nord, puis à l'Est, et c'est pourquoi, dans l'immense étendue du Grand Océan, il ne parvint à découvrir que deux îles désertes'. Enfin, le 6 mars i52i, iin groupe de terres verdoyantes apparut: Magellan lui donna le nom d\( îles des Larrons », à cause de Thabileté des insulaires à voler* : ce sont aujourd'hui les Mariannes. Dix jours après, on était en vue d'un autre archipel (les Philippines) ; Magellan y trouva la mort dans un combat contre les insulaires \ et ses compagnons revinrent en Espagne, par la voie du cap de Bonne-Espérance, conduits par Sébastien el Cano, capitaine du seul vaisseau qui restât.
Cette première traversée du Pacifique, relativement rapide à cause des vents et des courants favorables, avait paru, cependant, terriblement longue aux marins de Magellan, qui, sur la foi de leurs chefs, croyaient beaucoup plus courte la distance du nouveau continent aux îles asiatiques. Le découragement s'était bien vite emparé d'eux; de plus, d'atroces souffrances physiques provoquées par la faim, la soif, le scorbut, les avaient décimés. Partis 287, ils revenaient 18, avec un seul vaisseau, délabré et criblé de voies d'eau*. — Il ne faut donc pas s'étonner que la route de Magellan, à peine découverte, ait été
I. PicAFKTrA, op. cit., p. 4o-/|3. L'extrémité du détroit fut appelé cap Désiré, (( parce qu'on effet, dit Pigafclta, nous désirions depuis longtemps la voir. » a. IbiiL, p. 4o.
3. Ih'uL, p. 53. Magellan les baptisa, à cause de leur pauvreté, « lies Infortunées». Sur ces îles, qui feraient partie, suivant certains auteurs, de Tarchipel de la Société, voir Lokd Stanley of Ai.derlet, The first voyage round Ihe world by Magellan [llaklu^'t Society, London, 1874), p. 9, 3ï, 65, 197 et 22a.