Lire le rapport Duperrey, in Moniteur, i^' a\Til i8a
goire XVI partage TOcéanie en deux vicariats séparés par le 180'' de longitude: la Société de Picpu s reçoit le vicariat de rOcéanie orientale; enfin, en i836, à la mort de Mk*" Solages, la nouvelle Société de Marie reçoit le vicariat de l'Océanie occidentale*.
Les conditions mêmes de la naissance des missions catholiques françaises expliquent le choix des archipels où elles se sont tout d*abord établies. Visiblement, en effet, la préoccupation dominante des missionnaires français est moins d'évangé- User les païens que d'arracher à Thérésie des populations déjà converties par des missions protestantes et de combattre, en même temps, les progrès de Tinfluence anglaise ou américaine*.
Dès 1826, trois missionnaires de la congrégation des Sacrés- Cœurs de Picpus s'étaient embarqués à Bordeaux, pour les îles Hawaii, où ils arrivaient en juillet 1827^. Lorsque Tévangélisation de TOcéanie orientale eût été confiée par le pape à cette •congrégation, de nouveaux missionnaires vinrent s'établir successivement aux Gambier (i834)\ à Tahiti (i836)' et aux Marquises (i838)*. C'est surtout à Tahiti que les missionnaires -cherchèrent à s'implanter, précisément parce que l'hérésie (( y faisait rage. » « Il ne sera pas dit, écrit le P. Caret en 1837, que l'erreur triomphera contre la vérité ; l'Auguste Marie, que l'Eglise appelle la destructrice de toutes les hérésies, saura bientôt l'anéantir à Tahiti '. »
1. Ces deux vicariats furent du reste subdivises plusieurs fois par la suite. Cf. le P. Hartzkr, op. «7., p. 19-ao. Pour plus de détails sur cette division hiérarchi- •que, voir aussi le P. Piolet, op. cit. y IV, p. 3, 85 et 869.
2. C'est là un point qui a été bien mis en lumière, et sans aucun parti pris, par
VlîlCENDON-DuMOULIN, Op, cU.y p. l3.