E. Reci.u9, op. cit., p
4. Cf. Henry Cadkll of Grange, A visit to mount Tarawera, in The Scoltish Gcographical Magazine, 1897, p. ifi^-ibg. L'article est accompagné de bonnes photographies et d'une carte de la région volcanique do la Nouvelle-Zélande.
5. « Avant l'explosion, écrit É. Reclus, les eaux qui s'épanchaient dans le Rotomahana ou ce lac Chaud » jaillissaient par intermittence, à a5 mètres au-dessus du lac, dans une vasque d'environ aoo mètres de tour ; après avoir rempli ce cratère
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Aux Tonga» les forces volcaniques se révèlent parfois par des apparitions d'îles qui se dressent soudain dans la mer, pour disparaître du reste peu après *. Les phénomènes éruptifs ne se sont plus produits en Nouvelle-Calédonie depuis la venue au jour, à une époque post-crétacée, ou peut-être même antérieure ^ du grand épanchement serpentineux qui forme comme l'ossature de l'île; mais ils se manifestent à nouveau aux Nouvelles- Hébrides, parfois avec une grande violence, comme en 1894 dans Tîle d'Ambrym^. Dans ces parages, le danger des éruptions sous-marines oblige les capitaines de navire à prendre les plus grandes précautions : souvent ils doivent se frayer une. route à travers une mer couverte de pierre ponce*.
Dans le petit groupe des îles Banks, l'îlot de Uréparapara n'est autre chose que la partie émergée d'un cratère dont le bord oriental a disparu\ Les Salomon ne sont, pour ainsi dire, qu'une rangée de volcans, pour la plupart éteints, mais dont quelques-uns cependant lancent encore des vapeurs et des cendres, comme le Ragana au centre de Bougainville : la mer bouillonne souvent, et Ton a vu des îlots partiellement emportés
aux ourlels de silice Iranslucide, semblable à l'albâtre, elles s'écoulaient en minces nappes d'azur pour tomber de bassin en bassin, tous développant leurs margelles blanches en hémicvcle parfait, grâce à l'ondulation régulière do l'eau qui déroulait SCS vaguelettes circulaires autour de la cascatelle ; en diminuant de température, l'eau, saturée de silice et de substances sulfureuses, changeait graduellement de couleur : de la nuance ^u saphir dans le bassin de jaillissement, elle prenait plus bas les reflets do la turquoise et, à son entrée dans le lac, elle n'était plus que très légèrement azurée. » É. Reclus, op. cit., p. 836.
I. Vivien de Saint-Martin (op. cit., v« Tonga) cite des apparitions de ce genre en i852, 1857 et 1881.
a. A vrai dire, Tàge des serpentines calédoniennes n'est pas connu. Cf. Suess, op. cit.. Il, p. a65.
3. Sur cette éruption, lire le rapport du commandant Purey Cust, in Geographical Journal, 1896, II, p. 585-6oa. La carte qui accompagne ce rapport (p. 586) montre de la façon la plus nette, par la multiplicité des volcans actifs ou éteints, l'existence dans cette région d'une importante zone de dislocation. Voir aussi une note du D"" Davili.é, in Comptes rendus de h Société de géographie de Paris, iS^fi, p. a^5-25i.
4" E. Reclus, op. cit., p. 676.
5. Instructions nautiques et renseignements sur les îles et dangers de l'Océan Pacifique sud (partie Ouest) [n" 780, Paris, 189 1], p. au.
LES ARCHIPELS OCEANIENS
par des éruptions*. Plus au Nord, dans l'archipel Bismarck, les monts à cratères abondent^ La partie septentrionale de la
(D'après les caries de Kkummfl et de Sievehs cilécs infra, p. lo, n. i.)
Nouvelle-Guinée a longtemps été aussi, et jusqu'à une époque très récente encore, le siège d'une activité volcanique considérable, qui explique le morcellement si frappant des côtes en cette région'.