‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 8 sur 234 · É. Reclus, o/>. cit., p. 656 cl sq · texte numérisé non relu

É. Reclus, o/>. cit., p. 656 cl sq

3. PiLUGEB, art. cité. — Guillkmard (Auatralasiaj 11, p. 435) raconte, d'après un témoin oculaire, Wilfrid Powell, une éruption Icrriblc en Nouvelle-Bretagne (Nouvelle- Poméranio actuelle), en 1877 ; la lumière produite par l'éruption était telle qu'on pouvait lire la nuit.

3. Vivien de Saint-Martin (op. cit., v» Nouvelle-Guinée) donne, d'après Miklou-

lO CONDITIONS GEOGRAPHIQUES DE LA VIE HUMAINE EN OCEANIE

Nos connaissances bathymétriques les plus récentes* révèlent, enfin, comme le montre la carte ci-dessus, tout autour de la Mélanésie, une ligne continue de profondeurs de plus de ijooo mètres, qui dépassent même sur quelques points, notamment à Test des Tonga, 8 ooo et 9000 mètres*. Il est donc parfaitement légitime d'admettre que « comme on l'a constaté sur d'autres points du globe, ces effondrements se sont produits en avant d'une ancienne ligne de rivage dont les îles mélanésiennes seraient les restes '. »

Au delà de cette limite extrême du continent mélanésien, commence le véritable domaine des lies parasitaires, dans lequel on a longtemps distingué la Micronésie, au nord et à Touestde Téquateur, et la Polynésie, à TEst.

Gomme les îles continentales, les îles parasitaires sont disposées, dans le Pacifique, avec une grande régularité, tantôt en forme d'arcs, tantôt eu forme d'alignements. La disposition en arcs est celle des archipels micronésiens. Lare des Mariannes, notamment, est aussi régulier que s'il eût été tracé avec « un immense compas reposant par sa pointe sur la côte septentrionale de Luzon*. » Quant aux Palaos et aux Garolines, placées sur le même soubassement, elles forment un arc brisé dont la courbe orientale, inachevée du reste, rappelle celle que décrivent plus au Sud les groupes mélanésiens de l'Amirauté,

kho-Makay, la liste des phénomènes volcaniques observés dans la grande Ile depuis le xviiic siècle.

I. Cf. la carte bathjmétrique du Pacifique sud -occidental insérée in Sirvers, op. ci/., p. 80; et les cartes d'ensemble du Pacifique dressées, en iSgS, pour VAtlas de la Deutsche Seewarte, Stiller Ozean, tafel i, en 1899, par Supan, in Pelermanns MUieilungen, 1899, tafel 12, et, en 1904» par Haack, in Slielers-Hand-AllaSf carte 76 (Australien und Polynésien).

a. Voir, on particulier, les sondages de VEgeria, en 1888-1890 ÇAnnales de Géographie, 1893-3, p. i54-5, d'après la List of Oceanic deplhs, 1888, p. a; 1889, p. i et i4; 1890, p. a et 10); et du Penguin, en 1895-6 (Krummel, Die tiefste Dépression des Meeresbodens, in Geogr. Zeitschr., 1899, p. 609 et sq.). — Les plus grandes profondeurs ont été relevées par le Penguin (9 i8/|, 94i3 et 9^37 mètres).

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