‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 86 sur 234 · Ibid.t p- 65a · texte numérisé non relu

Ibid.t p- 65a

5. Celte ratification eut lieu le 35 mars i843. De Glercq, op. cit.. Y, p. 7.

6. Cf. sur ce point de nombreuses pièces justificatives citées par Vincendox- DuMOULirt, op. cit.f p. io36 et sq. (n»* 4i-45). L'Angleterre était d'ailleurs de plus en plus absorbée par les difficultés de sa politique intérieure (agitation irlandaise, agitation libre-échangiste). Voir Seignobos, Histoire politique de l'Europe contemporaine , 18 14-1896 [Paris, 1899], p. 5o-54.

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refusa de reconnaître le fait accompli*. A peine débarqué, cet intrigant qui « cumulait les emplois de missionnaire et de consul britannique, sans préjudice de la profession d'apothicaire et de divers négoces qu'il pratiquait de son mieux ' » , reprend tout son ascendant sur la reine Pomaré. Il la pousse à réclamer à son « amie )> la reine Victoria « une assistance puissante et prompte » ^ et l'envoi d' « un grand vaisseau de guerre, pour l'aider*. » Il écrit lui-même au comte d'Aberdeen, pour demander le protectorat, rappelant « les promesses réitérées d'assistance et de protection » données par les ministres anglais au gouvernement tahitien*.

De son côté, Toup Nicholas, après l'insuccès d'un coup de force tenté pour s'établir dans l'îlot Motu-Uta, déclare à l'amiral Dupetit-Thouars qu'il ne peut pas reconnaître la validité d'une convention établie contre la volonté de Pomaré \ Il ne proteste d'ailleurs que dans l'intérêt de la reine. (( L'Angleterre, dit-il, ne cherche pas à jouir d'une influence prépondérante à Tahiti. Tout ce qu'elle désire, c'est de voir la souveraine de l'île libre et indépendante, accordant faveur et protection égales aux sujets de tous les Etats, sans montrer de la partiahté pour aucun. » — Puis comme suite à cette déclaration, il contraint la reine à arborer sur sa demeure, non plus le pavillon du protectorat, mais son ancien pavillon avec couronne, en même temps que, par une circulaire du 30 juin, il enjoint aux résidents anglais de ne

I. Pritcliard, fait observer Vingendo:«-Dumoulin (pp. cit.t p. 967), se montra d'autant plus irrité d'apprendre l'établissement de notre protectorat qu'il se proposait d'écouler dans l'archipel un stock de marchandises qu'il avait apportées avec lui, et que, usant de moyens plus ou moins licites, il redoutait la surveillance de l'autorité française.

a. Debioour, Histoire diplomatique de l'Europe [a vol. Paris, 1891], I, p. 4i3.

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