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De Varigny, L'Océan Pacifique, p. a^Q

l58 LE PARTAGE POLITIQUE

aussi nombreux qu'auparavant*, exerçaient, de nouveau, « un contrôle supérieur sur le gouvernement *. » Et ainsi, vers la fin du règne de Kamehameha V, malgré la volonté du roi, et en dépit dçs efforts désespérés tentés par M. de Varigny, rinfluence américaine, lentement, redevenait prépondérante.

L'importance internationale des événements qui se déroulèrent, au milieu du siècle dernier, dans les archipels de la Société et des Hawaii, ne doit pas faire oublier que, dans le même temps, d'autres théâtres s'ouvraient, en Océanie, à l'expansion des peuples modernes.

Entre toutes, c'est l'expansion anglaise qui réalise alors les plus importants progrès, et elle se poursuit d'abord en Nouvelle- Zélande, où le pavillon britannique avait été arboré dès ^i84o.

Les débuts de la colonisation anglaise en Nouvelle-Zélande furent troublés par des luttes sanglantes avec les indigènes. Le point de départ de toutes les difficultés fut le traité de Waitangi (i84o), par lequel les principaux chefs maoris avaient fait à la reine d'Angleterre, entre les mains d'Hobson, la cession « absolue et sans réserves » de leur souveraineté ; en échange, le gouvernement britannique leur avait garanti « la possession complète, exclusive et sans trouble (Jull, exclusive and undislurbed possession) de leurs terres et domaines, forêts, pêcheries et autres propriétés »: il se réservait, seulement, un droit de préemption, pour le cas où les indigènes se montreraient disposés à

I. De i84i à 1870, quatorze missionnaires seulement, presque tous mariés, ont été envojrés aux Hawaii par l'A nwrica/i Board of Commissioners for Foreign Missions. Cf. Blackman, op. cit., p. a^5.

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