‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 98 sur 234 · RouHAUD, op. cit., p. 64> note a · texte numérisé non relu

RouHAUD, op. cit., p. 64> note a

LES PREMIERS COÎHFLITS (184O-1870) 169

aliéner une partie quelconque de leurs terres*. C'était méconnaître tout à fait les droits que pouvaient avoir acquis, antérieurement, les colons établis dans le pays avant la prise de possession par l'Angleterre. Sans doute, bon nombre de ces colons ne méritaient aucune sympathie; mais il se trouvait aussi, parmi eux, de très braves gens auxquels le traité de Waitangi portait le plus sérieux préjudice*. Leur irritation s'accrut d'autant plus que les indigènes mirent un empressement brutal à rentrer en possession des terres qu'ils leur avaient autrefois cédées et dont le traité de Waitangi leur restituait la propriété exclusive» Il y eut, de ce fait, entre colons et indigènes, de nombreux conflits, le plus souvent armés, qui devaient fatalement s'aggraver avec le temps.

Une seconde cause de difficultés vint de la politique indigène maladroite du gouverneur anglais. Il commit la faute d'imposer aux Maoris un droit de dix shillings par acre', sur la vente de leurs terres ; puis, le transfert de la capitale à Auckland mécontenta fort les tribus habitant la baie des Iles, car elles se trouvaient désormais tout à fait en dehors des lignes de navigation. Ce fut précisément le grand chef des tribus riveraines de la baie des lies, Honé-Héké, qui donna le signal de l'insurrection (juillet 184/1)'.

Une première guerre dura de 1844 à i846. Les indigènes se soumirent, soit parce que leur commerce était arrêté, soit parce que leurs approvisionnements de tabac étaient épuisés ; mais ils avaient perdu peu de monde. Par contre, du côté anglais, les pertes étaient relativement énormes: 107 tués, 172 blessés,.

I. Voir les dispositions essentielles du traité de Waitangi, in Reeves, op. cit., p. 180.

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