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Tous ces inconvénients ont leur répercussion dans le coût des produits du sol. Le coût de la production est augmenté dans de très sensibles proportions.
« Les agriculteurs de Meurthe-et-Moselle ont calculé que :
a) Pour un quintal de blé :
—— Lorsque la surface moyenne des parcelles passe :
1° De 1 hectare à 33 ares, les frais de production subissent une augmentation de 33 %.
20 De 1 hectare à 16 ares, les frais de production subissent une augmentation de 79 %.
b) Pour un quintal de pommes de terre :
— Lorsque la surface moyenne des parcelles passe :
1° De 1 hectare à 33 ares, les frais augmentent de 24 %.
2° De 1 hectare à 16 ares, les frais augmentent de 46 Z @) ».
Ces chiffres ne sont-ils pas éloquents par eux-mêmes ?
Le mal dû au parcellement apparaît de plus en plus redoutable. Le législateur l’a très bien compris. Et à l'exemple des pays étrangers, il a voté des lois de faveur permettant le regroupement des propriétés. Parmi ces mesures que nous nous bornons à signaler, nous trouvons la loi du 27 novembre 1918, la loi de circonstance du 4 mars 1919 sur la délimitation, le lotissement et le remembrement des propriétés foncières dans les régions dévastées du fait de la guerre, enfin le décret-loi du 30 octobre 1935 sur le remembrement de la propriété foncière.
Le remembrement appliqué à certaines terres affectées à des cultures particulières aura des effets bienfaisants et nous sommes d'accord avec M. Louis lorsqu’il écrit :
« Ainsi le remembrement aboutit toujours à une réduction des frais de production, c’est-à-dire à une diminution des prix de revient en agriculture. Il est inutile d’insister sur l'intérêt capital que présente pour lagriculteur une telle réduction. A l’heure actuelle les bénéfices agricoles sont très faibles, sinon inexistants, et on préconise comme remède la revalorisation des produits agricoles. A notre
(8) R. Louis, Le remembrement de la propriété foncière en Lorraine, page 127.