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LA GUERRE AU FARTI PRÊTRE

Les fautes commises par les royalistes et les catholiques, dans les questions religieuses, aident à expliquer le succès de la gauche ; elles ne justiGent ni ses procédés, ni sa passion haineuse et perfide. Les habiles de l'opposition comprirent tout de suite que le spectre de la théocratie ne serait pas moins utilement évoqué que celui de l'ancien régime. Ils méfiaient par là en éveil des préjugés aussi susceptibles et également redoutables. Avec quel empressement, avec quelle ardeur concertée, ora-

marchait alors dans le sens des masses; il ne faisait que les aider. Chez nous, le retour sérieux et durable ue sortira que de l'effort intérieur de la société sur elle-même. » El le grand pi;blici*le continuait ainsi , ai ec un accent de haute raison et de chaude conviction : « Engagez donc sans cesse ceux que préocciipe particulièrement ce grand objet à ne jamais perdre de vue l'état moral et intellectuel de la nation. Rappelez-vous qu'elle est pressée, en celte matière, entre d'anciens préjugés et un esprit nouveau; qu'elle n'entre dans la voie que vous souhaitez lui voir parcourir qu'avec hésitation, marchant toujours entre deux peurs, celle des socialisies et celle des prêtres; toujours prêle i!i faire un pas eu arrière , après en avoir fait un en avant; et cependant, je le répèle, la nation ici est tout; on ne saurait rien faire d'cflicace et de durable que [lar l'action libre de sa volonté. Il faut donc n'opérer qu'avec une pruilencc iniluie , des ménagements, une circonspection incessante, et se dire tous les jours que le point capital n'est pas d'aller vite, mais de ne couvrir que le terrain qu'on est sur de garder, et que ce qu'on gagne en apparence est en réalité une perte, et tine perte immense, s'il s'ensuit un effarouchement de l'esprit public et i"j rai iv émeut des anciens préjugés. T.

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