‹ Le parti libéral sous la RestaurationChapitre 69 sur 121 · LA GUERRE AU PARTI PHETRE · texte numérisé non relu

LA GUERRE AU PARTI PHETRE

leurs et écrivains s'emparaient-ils de toutes les exagérations des ultras, de toutes les exigences du clergé , de toutes les maladresses du gouvernement, pour faire croire à la société civile qu'elle était menacée de la domination du « parti prêtre », et enveloppée par une vaste conspiration d'hypocrisie et de fanatisme î Une loi comme celle du sacrilège était pour eux une rare bonne fortune , et M. de Villèle , perspicace jusque dans les fautes qu'il n'avait pas eu la force ou le courage de ne point commettre, pouvait écrire sur son carnet, en sortant de l'une des séances où cette loi avait été débattue : « La discussion générale a été close, après avoir produit un bien mauvais effet, dans le public et à la Cbainbre. 5) La gauche exploitait jusqu'à la dévotion du prince. Celui-ci, dans l'ardeur sincère de sa foi, croyait rendre service à la religion, en multipliant les lémoignages publics de sa piété, sans se demander si, dans l'état des esprits, ils n'étaient pas plus nuisibles qu'utiles. On eiit pardonné à Charles X d'avoir des maîtresses et de les promener dans Paris. On était choqué de le voir marchera la suite du clergé, dans les processions du Jubilé '. Le roi ayant, à cause

* Cette émotion, entretenue avec habileté et perfidie, n'échappait pas à M. de Villèle, qui écrivait dans ses notes, à ia suite d'une de ces processions : » Je rendis compte au roi avec sincérité de l'effet produit par cette cérémonie. Le mal fut plus dans les cœurs et dans les esprits que dans la tenue et les démonstrations qui furent convenables. Au fond, l'efl'et fut nuisible, et l'aspect du peuple laissait pénétrer les pensées qui agitaient son esprit. Nous suivions ù peu de

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