‹ Le parti libéral sous la RestaurationChapitre 83 sur 121 · L'\E VICTOIRE SUR LE PARTI PRETRE · texte numérisé non relu

L'\E VICTOIRE SUR LE PARTI PRETRE

être que passagères. L'ordre extérieur se rétablira dans la rue. Mais le mal demeurera dans les esprits. Ce sera celle solidarité entre l'impiété oppressive et le libéralisme de gauche, sorte de virus malsain qui pénètre et corrompt le sang de la démocratie. Pendant qu'après 1830, le clergé, qui lui aussi aura eu de graves enseignements à recueillir dans ces pillages d'églises et ces brisements de croix, se dégagera pour toujours, — nous avons le droit de l'espérer, — de la confusion précédemment établie entre la religion et un parti politique, la gauche, plus rebelle au progrès, plus obstinée dans ses vieilles passions, continuera, sauf une interruption de quelques jours en 1848, à mêler sa cause à celle de tous les ennemis du christianisme, et à donner le spectacle d'une sorte de « cléricalisme » à rebours. Ses procédés mêmes ne changeront pas. On verra toujours fleurir dans ses rangs ce type du libéral, implorant l'intervention de l'Etat pour opprimer la conscience du catholique, et ne retrouvera-t-on pas les descendants tidèles des écrivains du Constitutionnel de 1826, dans ces républicains du Siècle, sollicitant Napoléon III de prendre la franc-maçonnerie sous son impérial patronage et de supprimer la société de Saint-Vincent de Paul? Qui oserait affirmer que cette race soit aujourd'hui éteinte, et que tel ne soit pas encore le fond des idées d'une partie de la gauche, en matière de liberté religieuse?

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