‹ Le parti libéral sous la RestaurationChapitre 91 sur 121 · L'IXIO.V DE TOUTES LES GAUCHES · texte numérisé non relu

L'IXIO.V DE TOUTES LES GAUCHES

quèrent, pendant la session de 1828, l'allitude des libéraux en face du ministère. Parfois tel acte ou telle })arole de M. de Alartignac leur arrachait une approbation; mais ils la donnaient de mauvaise grâce, s'en tenaient au strict nécessaire, reprenaient aussitôt leur défensive méfiante, et saisissaient avec empressement, dès le lendemain, l'occasion de manifester une exigence ou d'infliger un blâme. Ils affectaient une manière hautaine de ne pas confondre leur cause avec celle du cabinet, même lorsqu'ils étaient obligés de le soutenir; ils se plaçaient à côté et en dehors de lui, quand ils n'étaient pas contre lui.

Un journal de gauche, le Courrier, rédigé par MM. Châtelain, Mignet, Rabbe, de Kératry, semblait avoir pris à tâche d'empêcher tout rapprochement entre le parti libéral et le ministère. Chaque jour il donnait le mot d'ordre de la défiance et du mécontentement implacable, ou tançait, en un langage singulièrement âpre , les velléités de conciliation. Pour lui, M. de Martignac était l'humble continuateur de M. de Villèle, et ne devait pas être mieux traité. Que tels fussent le langage et la conduite d'hommes qui étaient au fond les ennemis mortels de la Restauration, on n'en saurait être surpris. Le fait grave, c'est que, grâce à l'union des gauches, ces violents étaient mêlés aux rangs des libéraux plus modérés, et finissaient presque toujours par leur donner le ton. Le Constilutionnel

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