De Hauteclocque, op. cit., pp
louveterie est créé pour l'ensemble du département, avec des lieutenants dans chaque arrondissement. « Tous les trois mois, ils devaient adresser au préfet un état des loups dont ils connaissaient l'existence dans leurs circonscriptions respectives et, tous les ans, un état de ceux qu'ils étaient parvenus à détruire avec le concours des autorités civiles et militaires qui étaient tenues de leur prêter assistance ^
Les questions forestières et de pâture devaient également préoccuper le préfet. Le cantonnement des bergers donnait lieu h des réclamations continuelles ; dans une circulaire du 10 messidor an Xll, le préfet résume les dispositions de la loi du 6 octobre 1791 et rappelle les règlements du Conseil d'Artois du 11 août 1707, l'article 53 de la coutume d'Artois qui règle l'étendue du vain pâturage et l'article 50 concernant les amendes pour les bêtes à laine ; il confirme et répète sa première circulaire le 30 janvier 1808 2,
Citons encore un arrêté du 25 juillet 1810, qui défend la tenue d'aucune assemblée municipale ou autre dans les cabarets, auberges, etc. ^.
Dans le but de faciliter aux maires la connaissance des instructions et des arrêtés, le préfet avait créé le Mémorial administratif, le 8 janvier 1808; les abonnements à ce recueil étaient de 4 francs pour six mois et de 7 francs pour une année ^.
Non seulement La Chaise eut à assurer la sécurité intérieure, mais encore il lui fallut se prémunir contre les ennemis du dehors. Le voisinage de la côte 'anglaise rendait toujours possible et dangereux un débarquement des troupes ennemies. Ainsi, en 1809, les Anglais menaçant le littoral, le préfet fait appel au patriotisme des habitants ; il prend un arrêté pour régler l'enrôlement des volontaires et demande le con-