‹ Le Pas-de-Calais de 1800 à 1810; étude sur le système administratif instituéChapitre 42 sur 101 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

des routes, car il était autrefois en usage sur un grand nombre de canaux'.

L'entretien des prisons et des hospices n'est pas négligé par le Conseil général du Pas-de-Calais. Pour les prisons, il demande la création d'inspecteurs qui les visitent annuellement, la fondation à Arras d'un dépôt général de mendicité, et la transformation de l'abbaye de Sainte-Austreberthe, à Montreuil, en prison. L'administration de ces prisons est en général très défectueuse ; les geôliers, peu surveillés, procurent des boissons alcooliques, souvent en grande quantité, aux détenus ; la distinction entre les maisons d'arrêt de détention et de justice n'existe pas; enfin il est nécessaire de donner du travail aux détenus ~.

Dans les hospices, la situation est plus mauvaise encore : le déficit est persistant malgré le revenu des octrois et les économies réalisées; ce déficit s'élève à Arras, à 66.990 francs ; à Saint-Omer, à 4 6. 130 francs; à Calais, à 20.280 francs, etc. Montreuil et Bapaume ne peuvent établir d'octroi, soit par défaut de population, soit parce que la fraude ne peut être empêchée. Ardres, privé d'industrie et de garnison, réclame les immeubles et biens meubles de son hospice pris par l'administration militaire et non utilisés. Le Conseil général demande donc le remboursement d'avances faites pour les enfants abandonnés, une subvention de 2.000 francs en faveur des hospices de Bapaume et de 8.000 francs pour les hospices de Montreuil, la remise à la ville d' Ardres des bâtiments réclamés, le rappel dans les hospices des sœurs de Saint- Vincent-de-Paul dont les soins pour les malades n'ont pas encore été remplacés, la création d'ateliers de charité pour suppléer à l'insuffisance des revenus des hospices'^.

Des améliorations se font toutefois peu à peu sentir. En l'an X, la situation est déjà meilleure à Aire, à Béthune, et à

1. Archives départ., Délibérations du Conseil général, tome II.

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