Ibid
CiiAVANON ET Saint-Yves. — Le Piis-de- Calais de ISOO à 1810.
Hesdin, mais le déficit ne cesse de s'accroître à Arras, à Saint- Omer, à Boulogne, à Calais et à Montreuil ; Bapaume est dans une grande gêne. Le Conseil général constate en l'an XI des améliorations à Arras, à Béthune et à Boulogne; Saint-Pol se trouve dans une effrayante pénurie et la direction doit quêter journellement. Enfin, en Tan XII, le rapport est plus optimiste. A Aire, la situation est très satisfaisante par suite de l'avance de 30.000 francs faite par le gouvernement et de la rentrée des religieuses. A Béthune, Lens et Hesdin, on ne peut que se louer également de l'état des choses. La tenue de l'hospice d'Arras est excellente sous la direction des anciennes hospitalières; il y a deux orphelinats en bon état, l'un pour les garçons dirigé par les Frères de la Doctrine chrétienne, l'autre pour les filles dirigé par les anciennes sœurs de Saint- Agnès ; malheureusement le budget n'est pas encore complètement équilibré. A Boulogne, il est nécessaire de faire des réparations coûteuses, la situation est encore mauvaise. La ville de Calais réclame le remboursement des avances qu'elle a faites, soit 30.000 francs. Saint-Omer demande le même remboursement ^
A la session de l'an XIII, le Conseil général discute les moyens de détruire la mendicité dans le département : il propose la création d'un asile à Saint-Venant, d'ateliers de travail dans chaque arrondissement, la fondation d'un lit par cinq cents habitants dans chaque hospice pour les infirmes des campagnes et l'établissement d'un bureau de bienfaisance dans chaque chef-lieu de canton ~.
Un certain nombre de rapports et de vœux émanant du Conseil général se rapportent à l'instruction publique et aux cultes ; nous les signalerons dans les chapitres consacrés à ces matières.
Mais le Conseil général n'a pas uniquement ce rôle d'as-
1. Archives départ, Délibérations du Conseil général, tome II.