Ihid.,pp. 186-190, p. f
.3. Ibid., p. 436.
4 Archives départ, du Pas-de-Calais. Statistique comparative en 1"89 et en l'an IX. Rapport du sous-préfet de Montreuil Poulticr, 30 mars 1807.
les quinze religieux de la coinmunautéi. Ces relig-ieux administraient encore le collège d'Ardres, fondé en 16G9.
Le collège d'Hesdin devait son origine aux Jésuites (1612) ; il compta jusqu'à 200 élèves ; dans la suite, les classes furent confiées à sept prêtres séculiers, les abbés Dufour, Rivière, Ducrocq, Laisné, Després, Wambeille et Varlet. « Le collège d'Hesdin, desservi par des prêtres séculiers à la nomination de l'évêque de Saint-Omer, lisons-nous dans le rapport du sous-préfet de Montreuil, sans avoir la réputation «dont il jouissait sous les Jésuites, était néanmoins très fréquenté. L'instruction était bonne et il en sortait des sujets qui se distinguaient dans les universités. Ce collège eût été beaucoup meilleur, si l'évêque n'eût pas changé aussi fréquemment les professeurs ; il ne les y laissait ordinairement que deux ou trois ans, lorsqu'ils sortaient du séminaire et il en disposait pour les placer en qualité de vicaires selon ses besoins, de sorte qu'à peine pouvaient-ils prendre un bon mode d'enseignement '^ »,
Enfin, nous devons encore signaler à Bapaume un petit collège tenu par trois prêtres séculiers, et à Lens^ une pédagogie avec trois professeurs et un principal ecclésiastique.
L'enseignement secondaire des garçons était, comme on le voit par ce rapide aperçu, assez sérieusement organisé dans le département du Pas-de-Calais avant la Révolution ; le nombre des établissements était bien suffisant ; il eût été seulement nécessaire d'unifier les programmes, les méthodes d'enseignement, de donner une certaine direction au personnel enseignant.
Il existait dans le département du Pas-de-Calais, antérieurement à la Révolution, un certain nombre de couvents dont les religieuses se consacraient à l'enseignement des jeunes filles qui désiraient avoir une instruction plus étendue que les