G. DE Haiiteclocque, op. cit., p. 4 i
2. Archives départ, du Pas-de-Calais. Rapport du sous-préfet de Montreuil déjà cité.
l'instruction publique , 177
rudiments de la lecture, de l'écriture et du calcul ; toutefois les programmes d'enseignement y étaient encore très élémentaires. A Arras, on trouvait l'établissement des Ursulines fondé en 1678 ; ces religieuses étaient au nombre de trente, plus huit sœurs converses, en 1791 K En dehors de leur couvent d' Arras, les Ursulines possédaient encore, à Saint-Omer, un couvent fondé en 1626-1627 par Agnès de Mailly, dame de Mametz. On apprenait dans cette maison le catéchisme, les règles de la civilité, la grammaire, la géographie, l'arithmétique, la lecture des manuscrits et du latin; l'instruction y était gratuite pour les enfants pauvres ~. On y comptait, en 1791, quarante pensionnaires et trois cents externes. De même, à Boulogne, où les Ursulines s'étaient établies en 1624 ; la réputation de l^ur maison s'était étendue jusqu'en Angleterre, en Ecosse et Irlande.
Les Brigittines, à Arras, recevaient quelques pensionnaires, ainsi que les Religieuses dites du Soleil, à Saint-Omer ; les Annonciades, à Boulogne; les Bénédictines à Calais, Les Dames dites du Jardin Notre-Dame, à Aire, comptaient dans leur établissement, en 1789, quarante internes et cent externes. Les Bénédictines d'Ardres instruisaient de leur côté quelques jeunes filles admises comme pensionnaires. « Les dames Bénédictines de Sainte- Austreberthe, à Montreuil, tenaient dans leur abbaye une pension très renommée pour les jeunes demoiselles ; elle était particulièrement connue en Angleterre ; les familles catholiques y faisaient élever leurs enfants ^ >,.
Quant à l'enseignement primaire, il n'était réellement organisé que dans les villes et les centres importants et, à ce point de vue, les Frères des Ecoles Chrétiennes ont rendu des services analogues à ceux que les Jésuites et après eux les Oratoriens ont rendus à l'enseignement secondaire. A Arras,