‹ Le Pas-de-Calais de 1800 à 1810; étude sur le système administratif instituéChapitre 78 sur 101 · Ibid., pp · texte numérisé non relu

Ibid., pp

3. Archives départ, du Pas-de-Calais. Statistique comparative en 1789 et en l'an IX, rapport du sous-préfet Poultier.

Ghavanon et Saint- Yves. — Le Pas-de-Calais de ISOOklSfO. 12

nous ne constatons pas d'organisation sérieuse avant la seconde moitié duxvm" siècle, puisque MgrdeConzié, évêque d'Arras, (( frappé de l'ignorance qu'il a reconnue dans la plupart des enfants de la ville et cité d'Arras et tout particulièrement chez les enfants pauvres, privés des choses les plus nécessaires à la religion et à la société, forme le projet d'établir en cette ville et cité, comme il a été fait dans la plupart des villes du royaume, pour l'instruction de ces enfants, des écoles publiques » ; les trois écoles des Frères des Ecoles Chrétiennes ne fonctionnent toutefois qu'en 1788 ^

Mgrde Valbelle, évêque de Saint-Omer, avait fait appel aux mêmes Frères dès 1720; l'école Sainte-Marguerite reçut jusqu'à six cents enfants ; dans la même ville, à la maison dite des Bleuets, fondée en 1002, on instruisait treize enfants pauvres, en vue de leur donner un état. En 1710, l'évêque de Boulogne, Mgr de Langle, confia de son côté l'enseignement primaire aux Frères, M. de Hauteclocque nous avoue que « l'éducation de la jeunesse était fort négligée à Calais, quand le Magistrat, en 1700, demanda deux Frères des Ecoles Chrétiennes^ » ; nous trouvons encore des Frères à Aire et à Bapaume.

Une statistique du district de Calais, qui indique les établissements d'instruction existant dans cette partie du département en 1790, cite deux écoles pour les garçons, une école pour les filles à Ardres, deux écoles pour les garçons, une école pour les filles à Guînes et quarante-quatre écoles mixtes dans d'autres localités ^. Mais d'autre part, si nous lisons le rapport du sous-préfet Poultier sur l'état comparatif de l'arrondissement de Montreuil en 1789 et en l'an IX, nous y voyons que « Montreuil n'avait point d'écoles gratuites pour les garçons ; les filles trouvaient dans celle des sœurs de la Providence les moyens d'apprendre à lire et à écrire et les

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