G. DE Hauteclocque, op. cit., p
Oratorien, Isnardi^ qui avait été préfet des classes au cqllège d'Arras, puis directeur des cours publics créés en mars 1792 par la municipalité d'Arras, fut choisi comme bibliothécaire ; le jury confia la chaire d'histoire à Lenglet, juge au tribunal du département, la chaire de langues anciennes à Delestré, ancien professeur de l'Université de Paris, qui avait envoyé une traduction de Velleius Paterculus et une édition complète des racines grecques, publiées par lui ; la chaire de grammaire à Lissés, ancien Oratorien ; la chaire de belles-lettres, à Henriquez ; la chaire d'histoire naturelle k Pichon, ancien instituteur à Boulogne ; la chaire de mathématiques, k Armand Maizières, né à Fleury-la-Rivière (Marne), élève de l'École Polytechnique, enfin la chaire de dessin à Eddropp, peintre de l'ancienne Académie de Saint-Omer; mais la nomination de ce dernier fut différée parce qu'il était anglais. Avant l'ouverture de l'école, des modifications étaient du reste faites dans le personnel enseignant. En l'an Vil, il y eut à l'École centrale, 68 élèves ; en l'an VIII, 51 élèves; en l'an IX, 68, puis 85 élèves ; la plupart de ces élèves étaient originaires de Boulogne ou des environs ^.
Le choix de Boulogne comme siège de l'École centrale avait été en effet malheureux ; il avait excité les jalousies des autres villes etvil était difficile de prétexter la situation centrale de cette ville, Saint-Pol ou Saint-Omer se trouvant plutôt au centre du département du Pas-de-Calais; les protestations de la ville d'Arras étaient particulièrement vives. En outre, les Ecoles centrales, telles qu'elles étaient conçues, représentent une institution indécise, mixte, participant à la fois de l'enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur; le programme des cours y était trop élevé pour des enfants, surtout après l'interruption d'études que venait de subir le département pendant six ou sept ans et trop élémentaire pour l'enseignement supérieur auquel on semblait songer. D'autre part