Archives départ, du Pas-de-Calais. Série K. Décrets
2. Ihid. Série R. Ecoles secondaires communales, an Xl-an XII.
Ernest Blary, où l'on enseigne la langue latine, la géographie, l'histoire, etc. ; 20 élèves.
Arras : c'est la ville la mieux dotée du département k ce point de vue : 10 pensionnats, avec 310 élèves, mais tous ces pensionnats sont des établissements particuliers, non subventionnés par la ville, encore moins par l'Etat.
Saint-Pol : trois pensionnats pour les garçons, où l'on enseigne les langues française et latine, les mathématiques à 56 élèves.
Montreuil : quatre pensionnats pour les garçons, avec 5a élèves ; le programme de ces divers établissements comprend la lecture, l'écriture, les principes de la langue française et de la langue latine, l'arithmétique et la géométrie, quelquefois l'histoire.
Bapaume : trois établissements particuliers d'enseignement secondaire, avec 75 élèves.
Béthune : six établissements particuliers d'enseignement secondaire K
Gomme on le voit, l'enseignement secondaire ne subsiste que grâce à l'initiative privée : la période de calme qui a suivi la Terreur, les espérances de pacification générale qu'a fait naître le Consulat, ont déterminé la création d'un certain nombre de pensionnats ; mais l'action du gouvernement et des administrations départementales et communales est presque insignifiante.
En l'an X, le maire de Boulogne donne les notes suivantes sur les quatre pensionnats de cette ville : Liégeard, moralité, décence, application aux devoirs de son état; Pichon, en rapide décadence; Voisin, école de petit latin, médiocre; Blériot, le plus fort pensionnat en nombre d'élèves ; « le maître est un ancien Frère de la Doctrine chétienne, étroit et médiocre comme le voulait l'Institut de ces Frères ». A Calais, le maire
1. Archives départ, du Pas-de-Calais, série T. lustruclioa publique ; états dressés en l'an IX.
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indique pour le pensionnat Lehodey, 30 élèves : « la meilleure maison d'instruction de Calais ; bons principes ^ »
Parmi ces pensionnats, un état établi en l'an X par le préfet indiquait les établissements suivants comme susceptibles d'être transformés en écoles secondaires et de participer aux avantaji^es accordés par la loi du 1 1 floréal an X :
(( Boulogne. — Liégeart : professeur de l'Ecole centrale, distingué par ses talens, par sa moralité et par son instruction ; son pensionnat est parfaitement tenu, a fait sa demande formelle d'entreprendre une école secondaire et de se procurer le nombre de professeurs nécessaires ; mérite d'obtenir ce titre et de participer aux avantages qui y sont attachés ; j'en forme la demande expresse auprès du gouvernement.
« Blériot, Voisin : n'ont pas personnellement le talent du citoyen Liégeart, mais ont de bons répétiteurs, tiennent bien leurs pensionnats ; auront le nombre de professeurs nécessaires s'ils obtiennent le titre d'écoles secondaires.
(( Pichon : professeur de l'Ecole centrale ; a un très-petit nombre de pensionnaires ; n'a fait aucune demande formelle pour obtenir le titre d'école secondaire.
« Calais. — Lehodey : latin, français, géographie, histoire ; il n'enseigne pas les mathématiques, mais pourrait s'engager k le faire.
« Saint-Omer. — Delvar : les langues latine, française et étrangères, les premiers principes de la géographie, de l'histoire et des mathématiques; homme estimé ; a un bon pensionnat qui mérite d'obtenir le titre d'école secondaire ; j'en suis d'avis.
« Arras. — Delétoile, Bouleau : le latin, le français, l'histoire, l'arithmétique, l'algèbre et la géométrie ; ces deux pensionnats formés depuis deux ans ont à leur tête deux hommes distingués par leurs talents et par leurs connaissances ; ils y joignent beaucoup de moralité ; ils possèdent surtout le talent
t. Archives départ, du Fas-de-Calais. Série T. Instruction publique. Enquête de l'an X, arrondissement de Boulogne.
de l'enseig-nement et ils ont fait d'excellents élèves relativement au peu de tems auquel remonte l'origine de leurs écoles ; elles sont très-fréquentées. Je demande au gouvernement que le titre d'école secondaire soit accordé aux citoyens Bouleau et Delétoile, qui le méritent sous tous les rapports ; ils s'adjoindront chacun autant de professeurs qu'il sera nécessaire et présentant la garantie suffisante ; ils dispenseront la commune du besoin de salarier une école secondaire. Si un seul pouvait en obtenir le titre dans la même ville, je demanderais la préférence pour le citoyen Bouleau parce qu'il est le premier qui ait fait sa soumission d'entreprendre l'école secondaire. Cependant, je désirerais que tous deux participassent aux avantages de ces écoles, parce que tous deux en sont dignes.
(( Bapaume, — Parent : les langues latine et française, l'histoire, la géographie et les premiers principes des mathématiques ; il existait à Bapaume, avant la Révolution, un collège suivi par 120 élèves ; le citoyen Parent y a établi en l'an IX un pensionnat où il reçoit aussi des externes ; on y en compte 23 et 13 pensionnaires. Il réunit à des talens et de l'instruction beaucoup de moralité. Je demande formellement pour cette maison le titre d'école secondaire. Le citoyen Parent s'est déjà adjoint deux professeurs et il en augmentera le nombre. La position géographique de Bapaume et les moyens du chef de ce pensionnat garantissent le succès de cet établissement.
a Montreuil. — Léger, Beugny : le français, le latin, la morale, l'histoire, la géographie, l'arithmétique et la géométrie; j'ai ouï dire du bien de ces deux pensionnats et je pense qu'il y a lieu de leur accorder le titre d'école secondaire^. »
L'arrêté du 26 novembre 1803 érigea en écoles secondaires les pensionnats des citoyens Liégeard, Blériot, Voisin et Pichon, à Boulogne ; Lehodey, à Calais ; Delvar, à Saint-
1. Archives départ, du Pas-de-Calais. Série T. Ecoles secondaires, an XI.
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Orner; Bouleau et Delétoile, à Anus; Parent, à Bapaume ; Beugny et Léger, à Montreuil.
Le 15 thermidor an X, le Préfet appuie un vœu émis par le Conseil d'arrondissement de Saint-Pol en faveur de l'autorisation demandée par les citoyens Derœux, Doailly, Billy et Ricouart d'ouvrir une école secondaire à Saint-Pol * ,
Autre avis préfectoral, le 29 fructidor an XI, favorable à l'établissement d'une école secondaire à Aire dans les bâtiments de l'ancien collège et portant approbation du règlement 2. Le décret du 30 messidor an XII autorise la ville de Calais à établir une école secondaire dans les bâtiments de l'ancienne école des Frères 3. Le 25 nivôse an XII, la ville de Lens est autorisée à son tour à utiliser les bâtiments de son ancien collège pour y créer une école secondaire. Le nombre des professeurs avait été fixé à trois, y compris le directeur, avec un traitement annuel de 600 fr. Le conseil d'administration présentait au ministre de l'intérieur pour remplir les fonctions de professeurs les candidats suivants : 1'"^ et 2'"" classes. Cahier, instituteur et Armand Colbaut, prêtre ; 3mc qI 4111e classes. Leviez, curé de Lens et Colbert, ancien religieux d'Hénin-Liétard; o""' 6'"" classes, Charvet, ancien curé de Lens et Le Prévôt Ardet, ancien sous-diacre ^. Béthune, Montreuil, Hesdin auront également leurs écoles secondaires communales.
L'initiative gouvernementale est plus faible encore en matière d'enseignement primaire que d'enseignement secondaire. En l'an VIII, au moment où commence le Consulat, on comptait dans le Pas-de-Calais 253 instituteurs et 32 institutrices publics répartis de la façon suivante : arrondissement
1. Ibid. Registre aux arrêtés du sous-préfet de Saint-Pol, fol. 27.