‹ Le Pas-de-Calais de 1800 à 1810; étude sur le système administratif instituéChapitre 84 sur 101 · Ibid., Registre II, an X-an XII · texte numérisé non relu

Ibid., Registre II, an X-an XII

parents ; plusieurs communes pourront se grouper pour avoir une école. Cette loi eut quelques effets heureux, puisqu'à la session de l'an XII, le Conseil général du Pas-de-Calais croyait devoir féliciter le gouvernement pour les améliorations qu'il avait apportées à l'instruction publique K Toutefois, à la session de floréal an XII, l'exposé de la situation de l'enseignement primaire présenté au Conseil général est moins optimiste :

(( Les écoles primaires, est-il dit dans cet exposé, sont établies en nombre suffisant et ont obtenu assez généralement du succès dans les villes et bourgs principaux où la population a favorisé le choix des instituteurs et offert des facilités pour leur assurer une existence convenable. Dans les petites villes et la plupart des communes rurales, les écoles primaires sont encore dans un état de langueur qui fait désirer un nouvel ordre de choses propre à faire cesser les obstacles qui s'opposent aux progrès de l'instruction. Partout où l'on a joui anciennement de l'avantage des écoles que dirigeaient les frères Yonistes- dits de la Doctrine chrétienne, on ne cesse de les regretter et de former des vœux pour leur rétablissement. Le Conseil est intimement persuadé qu'ils opéreraient un très grand bien, surtout si, par l'effet des réunions de communes et l'économie qui en serait la suite, on pouvait parvenir à appliquer ces bons et pieux instituteurs au service des campagnes, où l'ignorance dispute si opiniâtrement le domaine qu'elle a usurpé pendant la Révolution. Les réunions dont on vient de parler semblent être le seul remède que l'on puisse apporter à l'abandon dans lequel sont restées les petites communes rurales que l'exiguité de leurs populations et de leurs ressources mettent dans l'impossibilité de se pourvoir d'instituteurs » 3.

1. Archives départ., Registres des délibérations du Conseil général, Registre II, an X-an XIII.

2. Ce nom de Yonistes venait aux Frères de ce que leur noviciat, d'abord à Vaugirard, avait été transporté en 1705 à leur maison de Saint-Yon, près de Rouen.

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