‹ Le passé de la guerre: et l'avenir de la paixChapitre 27 sur 29 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

La destinée de l'homme restera toujours le grand mystère. Pourquoi, chétif et passager, apparaît-il sur ce grain de poussière qui est la Terre? Pourquoi la conscience de la douleur? A quoi bon ces myriades d'êtres humains qui vivent, souffrent et meurent, pour transmettre la vie à des descendants qui vivront, souffriront, mourront à leur tour? Puisque, sur la Terre refroidie, toute vie disparaîtra bientôt — dans quelques millions de siècles — pourquoi la vie? pourquoi la pensée? pourquoi la douleur?

Mais de telles interrogations sont vaines; elles resteront sans réponse, éternellement.

11 ne s'agit donc pas de rêver à des problèmes insolubles, mais de nous occuper du monde humain, limité par notre infirmité intellectuelle à deux ou trois siècles en avant, à trente ou quarante siècles en arrière.

Dans ce petit monde, atome dans l'espace, atome dans le temps, nous avons quelque chose à faire.

Peu importe pourquoi nous sommes, et d'où nous venons, et où nous allons. Il faut vivre, nous, et nos fils, et nos petits-fils, et les petits-fils de nos petits-fils. N'allons pas plus loin! Nous ne comprendrions plus.

Mais nous comprenons très nettement ceci : que

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