‹ Le passéChapitre 132 sur 134 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Quelle est la femme vraiment éprise que la crainte de la souffrance empêche de se donner? Il y a quelque chose de plus cruel encore que la jalousie et la trahison, c'est le départ de l'être aimé.

DOMINIQUE, se jetant dans ses bras.

Je ne veux pas que tu partes.

FRANÇOIS

Alors ne te refuse pas davantage.

DOMINIQUE

Eh bien, eh bien! fais de moi ce que tu veux, puisque tu m'aimes.

FRANÇOIS

Oh! je te remercie de consentir et je te remercie de me croire.

DOMINIQUE

Oui, je te crois, tu m'as convaincue, je t'absous.

Je te bénis.

DOMINIQUE

En somme tous les jours du passé n'étaient pas des jours mauvais. Et puis si tu me martyrises de nouveau, si je te perds encore une fois, je mourrai, voilà tout.

FRAXÇul-;

>Te tremble plus ; mon amour est impérissable.

DOMINIQUE

Mon angoisse n'a pas complètement disparu, mais j'ai le cœur plein de joie et je trouve que je n'ai pas encore assez souffert, pour cette minute de bonheur que tu me donnes !

FRANÇOIS

Ma chère maîtresse !

DOMINIQUE

Oui, mais pas ici, ailleurs.

FRANÇOIS

Pourquoi?

DOMINIQUE

A cause d'eux, je préfère.

FRANÇOIS

Tu médites de m'échapper encore.

DOMINIQUE

Tu es fou, je t'adore. Tiens, emmène-moi, emportemoi, disparaissons.

FRANÇOIS

Alors, viens tout de suite.

DOMINIQUE

Justement, ma voiture est là.

FRANÇOIS

Sauvons-nous, avant que les autres ne reviennent. -

DOMINIQUE

Je ne regretterai pas cette maison, j'y ai été trop malheureuse.

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