‹ Le passé, le présent et l'avenir de la républiqueChapitre 23 sur 112 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

ïonnettcs d’une poignée de soldais, c’était pour êlre libre d’exploiter pendant dix ans le nom , l’or et le sang de trois millions d’hommes, au profit de sa propre gloire. Mais de ces révolutions-là, nous n’en parlons pas ici ; nous parlons de celles qui se font pour une idée, pour un peuple, pour un progrès, et non pour un homme.

§ iv.

Il est très-évident que ces révolutions, et la révolution de 1848 est de celte nature, ont pour objet , en changeant ou en remplaçant une forme de gouvernement par une autre, d’améliorer la civilisation, de perfectionner les rapports civils des classes entre elles, des hommes entre eux, et de rendre la société plus juste, plus bienfaisante, plus divine dans son esprit et dans ses lois. Ea république sortie de cette dernière révolution est tout à la fois démocratique et sociale dans le sens philosophique religieux , et par conséquent honnête et conservateur du mot société.

Aussi quand le peuple de Paris, dans le premier accès de son enthousiasme véritablement magnanime , me disait , le fusil à la main , les larmes aux yeux : — « Citoyen, la République que nous saluons « et pour laquelle nous sommes prêts à mourir , « sëra-t-elle sociale? » — Je répondais à ce peuple : « Oui, mes amis! Mais distinguons bien afin de ne « pas nous promettre des choses ambiguës que nous « ne pourrions pas nous tenir. Entendez-vous par

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