SEUL VLAS VIAS VÉVWLUAARAS AVENIR VIA VAE VE VANA/Y AAA VIA /SS
A MADAME L**® p###, LE JOUR DE SA FETE.
Air: Belle Iris, dans ce festin.
Pour vous qu’on aima toujours, Femme sage autant qu’aimable, Pour vous qu’on aima toujours, Qui charmerais les amours !....
L'on eut unanimement, Quiconque est assis à table ; L'on eut unanimement
Pour vous fait aveu d’amant.
Le Beau-Sexe.
Air: Jeunes amans, cueillez des fleurs.
Quanp la beauté reçoit le jour Soudain l'Éternel lui confie
Le don de transmettre à. son tour L'amour, le bonheur et la vie !....
C’est un tendre bouton de fleur, ‘Trésor de la race future,
Que la bonté du Créateur
Commet au soin de la hature,
Le Regret des Champs.
Arr : Jeunes Amans, cueillez des fieurs.
Novzmsre répand dans les airs
Son givre et ses brumes glacées,
Et des campagnes délaissées
Je fuis, à la voix des hivers
Qui gèlent mon luth et mes vers...
O bord enchanteur de la Nièvre,
Les cités m’ouvrent leurs salons
Pour des jours peut-être bien longs...
Car je vais y guérir la fièvre
Que j'ai’ prise en tes beaux vallons.
Vierges naïves du hameau,
Je n’irai plus, dans les fougères, .
Lutiner vos grâces légères,
En jeune et galant pastoureau, Sous les frais abris de l’ormeau....
Ah! si mes soins et ma constance N'ont pu de vos sens ingénus Lasser les pudiques refus, J’emporte au moins la souvenance Des deux soufflets que j’ai reçus!
Oh! qui me rendra la douceur
Des temps où, ma course rapide Poursuivant le chevreuil timide,
Je trouvais au toit du pasteur L’humble déjeuner du chasseur !....
Tous, en m’y voyant apparaître,
Me prodiguaient, d’un zèle égal, L'accueil le plus patriarchal,
Excepté le garde champètre Qui m’a fait un procès-verbal !....
Adieu! séjour aimé des cieux,
Où, libre des bruits de la ville,
Ma vie indolente et tranquille
Se berçuit, loin des envieux,
Daos ses loisirs délicieux !. . ..
Sentiers fleuris, colline agreste,
Bouleaux où la brise frémit,
Purs ruisseaux dont le cours gémit,
Bois, prés, buissons, mon cœur vous reste, Avec un pan de mon habit!
RD RSS
On peut plaire sans être belle.
Pour plaire et pour jouir long-tems Des agrémens de cette vie,
Esprit, beauté, grâce, talens,
Il faut être douce et polie !....
On fait la cour à la laideur,
Ainsi qu’au plus charmant visage ; Fewme d'esprit, douce d'humeur, Sar Ja plus belle a l'avantage.
Les hommes sont de grands enfans, Mais, puisque telle est leur faiblesse, Femmes, pour les rendre constans, JL faut les amuser sans cesse. :..
Le papillon, quoique léger,
Me quitterait jamais la rose,
Si, lorsqu'il a pris un baiser,
I! trouvait à prendre autre chose.
Au Revoir.
Air: Femmes, voulez-vous éprouver.
Le mot adieu coûte des pleurs,
Il fait craindre une longue absence ; Mais au revoir prend les couleurs Et le charme de l'espérance :
Un cœur tendre vit pour l’espoir ; Oui, même au départ de la vie,
Il est doux de dire au revoir
A ses amis, à son amie.
Ju revoir, veut dire à demain,
Chez l’amant brillant de jeunesse ; Puis, à huit jours, au mois prochuin, Ce mot ajourne la tendresse :
Puis, malgré le meilleur vouloir,
On ne s’en sert que pour la forme ; Vieillard qui dit : belle, au revoir !
Lui dit : « attendez-moi sous l’orme.»
| soc"
Entre les femmes et le vin Passe-t-on gaîment la journée,
Au revoir calme le chagrin
De la voir trop tôt terminée :....
Moi, je l’ai pris pour mot du guêt; Je dis le jour comme la veille :
« Lise, au revoir dans le bosquet !
Amis, au revoir sous la treille.”
| Jii2e FDSzE
Se) D"
Ronde de Table,
Fuyons le triste breuvage
Dont les poissons font usage ;
Des dieux ce fatal fléau
N'est que pour les néguedouilles, Fh! pourquoi donc boire de l’eau ?
Sommes-nous des grenouilles ?
Eh! pourquoi donc boire de Peau ?
Sommes-nous des grenouilles ?
. Aimable jus de l’automne,
Je renais quand je t’entonne ;
Tu réjouis mon cerveau :
Grands dieux! que tu me chatouilles !
Eh! pourquoi donc, &c.
Heureux qui chante ta gloire !
Plus heureux qui sait te boire !
Un plaisir toujours nouveau
Charme les cœurs que tu mouilles, Eh! pourquoi donc, &c,
Le bon vin nous ravigote ;
Mais pour toi, pauvre hydropote,
Toujours plus noir qu’un corbeau,
Dans les ombres tu t’embrouilles.
Eh! pourquoi donc, &c.
Bacchus rous rend la voix belle ; Mais pour toi, liqueur cruelle, Eût-on le son le plus beau,
Tu le gâtes, tu l'enrouilles.
Eh! pourquoi donc, &c.
C’est la bachique ambroisie
Qui nous donne la saillie :
F'ade boisson du crapeau,
C’est toi qui nous en dépouilles, Eh! pourquoi donc, &c.
Breuvage ignoble et funeste,
La vérié te déteste ;
Jamais son divin flambeau
N'éclaire ceux que tu souilles.
Eh! pourquoi donc, etc.
Dieu des mers, ton vaste empire
N’a point d’attraits que j’admire ;
J’aime mieux un noir caveau
Que le trône où tu patrouilles.
Eh! pourquoi donc, etc.
Si le vin ne m’accompagne
Lorsque je vais en campagne,
J’estime peu, clair ruisseau,
Les beaux lieux où tu gazouilles.
Eh ! pourquoi donc, etc.
L'eau n’est bonne sur la terre Que pour les fleurs d’un parterre, Pour le chou, pour le poireau, Les melons et les citrouilles.
Eh ! pourquoi donc, etc.
Fâcheux preneur de tisane,
Médecin, tu n’es qu’un âne ;
Tu mérites bien, bourreau,
Qu'ici l’on te chante pouilles, Eh! pourquoi donc, etc.
DO HO D OZ mi AR mu
Le Printems et l’Automne.
Deux saisons réglent toutes choses, Pour qui sait vivre en s'amusant :
Au printems nous devons des roses, À l’automne un jus bienfesant.
Les jours croissent, le cœur s’éveille :
On fait le vin quand ils sont courts.
Au printems, adieu la bouteuille !
En automne, adieu les amours.
: Mieux il faudrait unir sans doute
Ces deux penchans faits pour charmer ; Mais pour ma santé je redoute
De trop boire et de trop aimer.
Or, la sagesse me conseille
De partager ainsi mes jours :
Au printems, adieu la bouteille !
En automne, adieu les amours !
Au mois de mai, j'ai vu Rosette, Et mon cœur a subi ses lois.
Que de caprices la coquette
Ma fait essuyer en six mois!
Pour lui rendre enfin la pareille, J’appelle octobre à mon secours.
Au printems, adieu la bouteille !
En automne, adieu les amours.
Je prends, quitte et reprends Adèle, Sans façons comme sans regrets.
Au revoir, un jour me dit-elle ; Elle revint longtems après.
J'étais À chanter sous la treille :
Ah! dis-je, l’année a son cours :
Au printems, adieu la bouteille, En automne, adieu les amours.
Mais il est une enchanteresse Qui change à son gré mes plaisirs.
Du vin elle excite l’ivresse,
Et maîtrise jusqu'aux désirs.
Pour elle ce n’est pas merveille De troubler l’ordre de mes jours.
Au printems avec la bouteille,
En automne avec les amours.
Hi Eu Ed
À Caroline.
Fa Or
AïR: De la Baronne.
Ci 13 js
C’Esr Caroline que je me plais à célébrer, u’on vante une taille divine, Un cœur qui se fait adorer, "C’est Caroline. |
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De Caroline Un rien recoit tant d'agrément, RS Ha eût oublié Corine Pour le plus simple compliment De Caroline. Dar
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Le Paradis, le Purgatoire et l'Enfer de l'Amour.
Am: À voyager passant sa vie.
Je vois Fanny, bonheur suprême!
J’ôse parler de mes désirs; Elle se tait... .Sa rigueur même Donne plus de prix aux plaisirs ; Enfin, dans mes bras je la presse, Et je suis payé de retour. | Je m’écrie alors, plein d'ivresse: t C’est le paradis de l’Amour! «. à
Vers nous un jeune homme s’avance, Linder !....Je murmurais tout bas, Quand, pour accroître ma souffrance, Fanny l’attire sur ses pas.
Toutefois, près de mon amie,
Je puis encore avoir mon tour ;
Et je nomme la jalousie
Le purgatoire de l'Amour.
Bientôt Lindor par son adresse De Fanny m’enlève le cœur ; Adieu mes plaisirs, mon ivresse !
Comment supporter ce malheur ?, Dans mon dépit, d’abord extrême Je me désole nuit et jour. a Etre oublié de ce qu’on aime,. :
N'est-ce pas l’enfer de l’Amout ?
L'Hiver.
Ain : Une fille est un oiseau.
Les oiseaux nous ont quittés ; Déjà l'hiver qui les chasse Étend son manteau de glace
Sur nos champs et nos cités.
A mes vitres scintilläntes
H trace des fleurs brillantés ;
Il rend mes portes bruyantes,
Et fait grelotter mon chien.
Réveillons, sans plus attendre, Mon feu qui dort sous la cendre. Chauffons-nous, chauffons-nous bien.
© voyageur imprudent !
Retourne vers ta famille.
J'en crois mon feu qui pétille,
Le froid devient plus ardent.
Moi, j'en puis braver l’injure, Rose, en douillette, en fourrure, Ici, contre la froidure
Vient m'offrir un doux soutien.
Rose, tes mains sont de glace.
Sur mes genoux prends ta place ;
L’ombre s’avance, et la nuit Roule son char sur la neige.
Rose, l’amour nous protège ; C’est pour nous que le jour fuit.
Mais un couple nous arrive ;
Chauffons-nous, chauffons-nous. bien.
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Lun Sommet Lu PR Am di...
Joyeux ami, beauté vive,
Entrez tous deux sans qui-vive :
Le plaisir n’y perdra rien. | Moins de froid que de tendresse, Autour du feu qu’on se presse ; Chauffons-nous, chaüffons-nous bien.
Sombre hiver, sous tes glaçons, Ensevelis la nature ; ‘Fon aquilon qui murmure Ne peut. troubler nos chansons.
Notre esprit, qu’amour seconde, Au coin du feu crée un monde
Qu'un doux ciel toujours féconde, Où s’aimer tient lieu de bien.
Que nos portes restent closes, Et, jusqu’au retour des roses,
hauffons-nous, chauffons-nous bien.
A Denise.
Air: Du Vaudeville d'EÉpicure.
AimaBLe beauté que j'adore,
Vous de mes feux l’unique objet, Souffrez que des présens de Flore J’orne aujourd’hui votre corset :
Toutes ces fleurs de mon hommage Ne sont qu’un très faible tribut ; De mon zèle elles sont le gage,
Et de vos appas l’attribut.
Le Coin de l’Amitié.
Air: Vaudeville de la partie carrée.
Amour, l’'Hymen, l’Intérêt, la Folie, Aux quatre coins se disputent nos jours.
L’Amitié vient compléter la partie,
Mais qu'on lui fait de mauvais tours !
Lorsqu'‘aux plaisirs l’âme se livre entière Notre raison ne brille qu’à moitié,
Et la Folie attaque la première Le coin de l’Amitié.
Puis vient l’Amour, joueur malin et traître, Qui de tromper éprouve le besoin.
En tricherie on le dit passé maître ;
Pauvre Amitié, gare à ton coin!
Ce dieu jaloux, dès qu’il voit qu’on l’adore, À tout soumettre aspire sans pitié.
Vous cédez tout, il veut avoir encore Le coin de l'Amitié.
L’Hymen arrive : oh, combien on le fête!
L’Amitié seule apprète ses atours.
Mais dansles soins qu'il vientnous mettre en tèti Il nous renferme pour toujours.
Ce dieu, chez lui, calculant à toute heure,
Y laisse enfin intérêt prendre pied,
Et trop souvent lui donne pour demeure
Le coin de l’Amitié.
nn, bot 9, bout put bo pe. um Vend bo puni
Auprès de toi nous ne craignons, ma chère, Ni l’Intérêt, ni les folles erreurs.
Lol EM , 8 ol
Mais aujourd’hui que l’Hymen et son frère 1148 Inspirent de crainte à nos cœurs! | { Dans plus d’un coin, où de fleurs ils se parent,
bas Pour tout bonheur qu’ils régnent de moitié ;
li Mais que jamais, jamais ils ne s’emparent RER sn. Du coin de l’Amitié. HA jours. HE:
; AAA ARR AAA IAA RAA RAA AAA RAA IAA AAA BL IAA AS VAA | urs ! ; entière L'Amour et le Diable.
Am: De la Pipe de Tabac. | fil
Ox sait que l’Amour et le Diable Sont les deux tyrans d’ici-bas ; | fi Si le second est efiroyable, |N L'autre a de dangereux appas ; Toujours sur plus d’un cœur profane Leur art perfide a réussi ;
Enfin, si fe Diable nous damne, L’Amour nous fait damnet aussi.
t traître,
l’adore,
| | | Dès long-tems le Diable réserve | À l’Amour un secret courroux ; } | |
Bien que souvent l’Amour le serve, De l’Armour le Diable est jaloux.
Il veut... .de tout il est capable, Comme l’un de ses ennemis, Mettre en enfer l’enfant aimable Qui nous ouvre le paradis.
1] l’aborde ; il va le maudire, Tandis que l'Amour, sans retard, Sait l’étonner par un sourire, Et le vaincre par un regard,
Cédant au pouvoir qui l’accable, Bientôt il est chargé de fers ;
Et l’Amour émporte le Diable...
Il emportérait l'univers.
Mais quand la victoire est fixée, L'Amour se néglige soudain ; C’est une mauvaise pensée
Que lui souffle l’esprit malin.
Souvent le conquérant sommeille, Et fortement, si bien qu’un jour Ïl est surpris quand il s’éveille ; Et le Diable emporte l’Amour.
L'Amour, appelant à son aide, Vainement crie : au ravisseur !
Il était perdu sans remède,
S’il n'eût pas rencontré sa sœur.
L’Amitié, toujouw:3 secourable, L’enlève à l’esprit effrayé ; | Et l’Amour qu’emportait le Diable, Se sauve auprès de l’Amitié.
VAR RAA RAA AAA AAA AAA À aan aan dans nan ans it Acrostiche à une Aglaé.
bla candeur unissant la beauté, aie et sensible, aimable sans fierté,
esprit fin, délicat, âme modeste et tendre,
#ce portrait l’on ne peut se méprerdre, Fit c’est mon bouquet pour la fête d’Aglaé.
Gonp Quel Sur la La bo J’épro Qu’au Je da Que n
Grand Rends à La rév D'où d Le so Mon ha Au cou Que ne
Une au Sous lé Un mat Au dou Me cro:
Au Sple On m’ét Que ne
avais | êvé ui
Le Rêve d’un Anglais.
Air : Revenant du bois de Vincennes.
Gonpam! goddam! la nuit dernière, Quel joli rév’ je havaïis fait!
Sur la plac’ de Grèv’ d'Angleterre,
La bourreaute elle me pendait :
J'éprouvais plus de jouissance | Qu’au tems de mes premiers hamours ; Je dansais en haut du potence...
Que ne peut-on rêver toujours !
Grand Dieu! dans ton miséricorde, Rends-moi donc ce songe enchanteur !
1 La réveil a coupé lé corde
D'où dépendait tout mon bonheur.
Le sommeil fuit, le plaisir rate,
Mon haleine a repris son eours ;
Au cou je n’ai que mon cravatte....
Que ne peut-on rêver toujours !
Une autre fois dans un aut’ rêve,
Sous lé Témis’ jé me noyais ;
Un matelot plonge et m’enlève,
Au doux:instant où j’étouffais.
AMe croyant mort, sur mon teint hâve, Au Spledget, pour dernier secours,
Dn m’étend auprès d’un cadave....
Que ne peut-on rêver toujours !
‘avais dans la nuit de la veille tèvé un song” qui me charmait ;
LES - Es æ soif rose ie 2 œ- SE nt o pneu rave te 2 mare < Fe sale ee PÉTER aa " Ce serbes CR er TE acquis € arr a ne k .
ans + tr s nr HER - re cit = , sinin es —— ne armee re z SRE
J'm'avais mis dang l’tuyau d'l’oreille Lé canulle d’un pistolet.
En lâchant lé p'tit’ manivelle,
Lé balle il avait pris son cours;
Je voyais sauter mon cervelle !....
Que ne peut-on rêver toujours
Le jour, que ma vie elle est pale !
Mais la nuit, que je suis heureux !
En dormant, j'ai souvent le râle ;
Ah! Morphée, il me traite au mieux.
Que je sois sur un lit de sangle,
Ou sur un fait pour lé hamour, Toujours je suffoque ou j’étrangle....
Que ne peut-oh rêver toujours !
Le Roi des Buveurs.
Si jamais dans une puissance, J’obtenais les souverains droits, Mon peuple avec obéissance Viendrait se ranger sous mes lois.
D'abord je cliangeraïis les armes, Les flacons $eraient des canons ; Pour se défendre, en cas d’alarmes, On ferait sauter les bouchons, Sauter les bouchons.
Et si quelqu'un me déclarait la guerre,
Je m’écrirais, riant de sa colère :
Avance, avance, ici du vin,
Je ne me bats que le verre à la main.
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D. lens lon Lui ee .
Pour fusil prenant des bouteilles Je les chargerais de raisin,
Et nos champs, bâtis sous des treilles, Seraient baignés de flots de vin; Alors à qui saurait mieux boire AN Se disputeraient nos guerriers ; HA 11?
Et pour proclamer la victoire,
Les vignes seraient des lauriers, Seraient des lauriers. Et si, &e.
: Les vignerons, ces rouges trognes, Seraient mes premiers chevaliers :
Et parmi les meilleurs ivrognes, Je choisirais mes officiers ;
Nos ennemis les plus terribles Seraient libres d’entrer chez nous Pour voir nos forces invincibles Et pour mieux préparer leurs coups, Préparer leurs coups. Et si, &c.
M MST = a SE pos ee
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er PUR. PO quenae PEN “20 <
Je bâtirais des citadelles Toujours en forme de caveaux, Et pour combattre les rebelles Les remparts garnis de tonneaux ; Là, dans mon royaume paisible, Avec mon a in d'accord, Toujours franc, joyeux, invincible, Je braverais même la mort,
Mème la mort.
Et si quelqu'un me déclarait la guerre, Je m’écrirais, riant de sa colère :
‘ Avance, ayance, ici du vin, Je ne me bats que le verre à la main.
Le Souvenir.
ROMANCE
Aïr: Jusque dans la moindre chose.
Souvenir, présent céleste Pour un amant fortuné, Souvenir, présent funeste Pour l’amant abandonné, Souvent tu trompes l’absence, Tu prolonges le bonheur ;
Tu doublais ma jouissance, Pourquoi doubler ma douleur ?
À l'espoir ton doux prestige
Peut rendre un bien qui l’attend ; Mais mon cœur, que tout afflige, N°y voit qu’un nouveau tourment, Laisse à jamais disparaître
Des plaisirs ms tôt perdus ; Songe-t-on qu’ils purent être,
Sans songer qu'ils ne sont plus !
Autrefois digne d'envie, Digne aujourd’hui de pitié, D'une malheureuse vie Je déteste la moitié.
Laisse-moi ! va trouver celle Qui brisa nos doux liens !
Un regret de l’infidelle Pourrait finir tous les miens,
TA
La Diligence.
CoMPLAINTE D’UX VoyAGEUR,
Au : L’hymen est un lien charmant.
La diligence est un cachot
Où l’on vous met en ambulance ; D'’argent, et surtout de souffrance, Chacun y paye son écot.
C’est un triste pèlerinage
Où l’on goûte peu de repos ; Maux et plaisirs, tout s’y partage ; La faim, la soif, et les cahots,
Sont les compagnons de voyage.
Si, par hazard, le conducteur
Se trouve brusque, atrabilaire,
A vos desseins toujours contraire, Il vous gouverne à son humeur ; On veut en vain faire tapage,
Les chevaux mis, il a raison ;
Et vous n’avez plus pour partage Que de gémir à l’unisson
De vos compagnons de voyage.
Un obstacle à chaque désir Met le désir à la réforme ;
Veut-on manger, il faut qu’on dorme
Et manger quand on veut dormir.
Ah! fuyez ce pèlerinage,
Vous qui n’avez pas emporté Prudemment, dans votre équipage, Douceur, patience, et santé.
Pour vos nb bé de voyage.
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