‹ Le Passe-tems ou Nouveau recueil de chansons, romances, vaudevilles, & c. &c. [microforme]Chapitre 4 sur 56 · IE EE · texte numérisé non relu

IE EE

Les Vicissitudes de la Vie.

Air : Lundi pour une semaine, &e.

Vendredi j'étais en verve,

Samedi je n’y suis plus ;

Pour rimer malgré Minerve

Mes efforts sont superflus.

Les auteurs quand ils écrivent, Sont tantôt hauts tantôt bas ;

C’est quetous les jours se suivent, Mais ne se ressemblent pas.

L’an dernier, Monsieur Dorante,

Vous ne viviez qu’à demi, €

N’ayant pas un sou de rente, 1

Vous m’appeliez votre ami ; N

Quand tous les biens vous arrivent, F

Pourquoi me fuir à grands pas? | J | C’est que tous les jours se suivent 1 | ais ne.se ressemblent pas. É | Pendant six jours Célimène | | Je t’ai peint ma vive ardeûr ; B | Mais au bout de la semaine, Sc | Mon amour tombe en langueur. St Des biens dont les dieux te-privent

Mon enfant plains toi tout bas!

ne vois-tu, les jours se suivent, ais ne se-ressemblent pas. -

C’est ainsi que-sur la terre, Le mal suit de: près le bien ;

tem

Dieu l’a fait pour nous distraire, Et Dieu sans doute, fit bien.

Mais quand les plaisirs décrivent Les cercles de nos ébats !

Nous aimons bién qu’ils se suivént, Mais ne se ressemblent pas.

Regrets d’un Jeune Homme éloigné de sa famille,

Arr: Au sein d’une fleur; tour-à-toùr.

Quaxp je m’éloignai du séjour l'émoin des jeux de mon énfante, Mon cœur de le revoir un jour, Emporta la douce espérance :

Je garde, au bout de l’univers, Le souvenir de ma patrie,

Et soupire, au-delà des mers, Après une mère chérie.

Bravant mille et mille dangers, Séduit par une erreur commune, Sur des rivages étrangers

Je courus chercher la Fortune.

Je la vois, je crois la saisir ;

Elle me fuit, elle s’envole ; L'espoir d’un meilleur avenir Vient me sourire, et me console.

“Foujours près de moi je crois voir

Ma mère, objet 7 ta tendresse, :

Et je me nourris de l’espoir | jt D’être l’appui de sa vieillesse.

at De mon bonheur, de mes succès, je Ce sentiment est le présage :

| JU Les forces ne manquent jamais

| Quand le cœur soutient le courage.

QU Hélas ! si la main me délaisse, AI Bientôt les chagrins, les ennuis, Un An Auront consumé ma jeunesse.

ll! Las de lutter contre les flots, Je crains de me perdre au rivage ; Une planche offerte à propos Pourrait me sauver du naufrage.

| | nl De mes parens, de mes amis, \ |

Pour tant de maux que j’ai soufferts Quelle sera la récompense ?

Dois-je, pour un premier revers, Perdre à jamais toute espérance ?

Non, non, le ciel de sa faveur

Ne sera pas toujours avare ;

Et souvent le jour du malheur

Touche à celui qui le répare. M R

AIR : Pe D'une constance extrême q

Un ruisseau suit son cours ; Il en sera de même

Du choix de mes amours. ... .

Et du moment que j'aime, & C'est pour aimer toujours ! 1

Ronde de Table.

Air : Aussitôt que la lumière.

Drscexps des cieux, dieu du verre ; Vole en ces lieux, tendre Amour ; Venez, de myrte et de lierre Ceindre mon front tour à tour.

Pour prétendre à cette gloire,

. Voici ma juste raison :

À table je suis Grégoire,

Et Tirers sur le gazon.

Grégoire de ce breuvage Chérit les puissans attraits ; Tircis, sous un vert ombrage D'amour goûte les bienfaits.

Moi, pour avoir la victoire, De tous deux j’ai pris le ton.

À table, &ec.

Ma bouteille et ma Sylvie Remplissent tous mes momens; Les plaisirs que l’on varie

N'en ont que plus d’agrémens :

Pendant l’hiver je sais boire, J’aime en la belle saison.

À table, &c.

Je ne sais point par des rimes

Polir un brillant jargon ;

J'ignore les traits sublimes

De Descarte et de Newton :

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Mais pour aimer et pour boire, Je pourrais donner lecon.

À table, &c.

Des favoris de la gloire J’estime fort les lauriers ; Mais au temple de mémoire Je vais par d’autres sentiers :

Né pour aimer et pour boire, Par là j’illustre mon nom.

À table, &ec.

Si quelque chägrin vous frappe; S’il trouble votre repos, N'allez point chez Esculape Chercher remède à vos maux ; Chers amis, de l’hurmeur noire Voici le contre-poison :

À table, &c.

Cette liqueur est bien chère ; Mais je vous aime encor mieux; Jeune Iris, si pour vous plaire; Je puis être assez heureux,

ous aurez tout lieu de croire Que, fidèle À ma chanson, À table, &c. |

Qu'il est doux de satisfaire Ses amis et ses amours !

De notre tems, pour leur plaire,

Partageons ainsi le cours :

Mettons une part pour boire, Donnons l’autre à Cupidon:

À table soyons, etc.

Les Boxeurs, ou l’Anglomanié,

Air : À coups d’pied,. à-coups d’poing.

Quoravs leurs chapeaux soient bien laids; God dam ! moi, j'aime les Anglais :

Ils ont un si.bon caractère ! Comine ils sont polis ! et:surtout Que leurs plaisirs sont de,bon goût!

Non, chez nous, . point, ‘Point de ces coups de poing.

Qui font tant d'honneur à l’Angleterre.

Voilà-des boxeurs-à -Paris :

Courons vite ouvrir des paris,

Et-même pardevant notaire...

Ils doivent se battre un contre un:

Pour des Anglais, c’est peu commun.

Nôn, chez nous, point, Point de ces coups de poing

Qui font tant d'honneur à l'Angleterre:

En scène, d’abord admirons La grace de ces deux lurons, Grace qui jamais ne s’altère.

De la halle on dirait deux forts:

Peut-être ce sont dés milords,.

Non, chez nous; point __ Point dé ces coups : de poing Qui font tant d'honneur à l’Angleterre.

Ca, mesdames, qu’en penséz-vous ?

est à: vous de juger les coups.

ct

Quoi! ce spectacle vous atterre ?

Le sang jaillit....battez des mains.

Dieu! que les Angjais sont humaius!

Non, chez nous, point, Point de ces coups de poing Qui font tant d’honneur à l’Angleterre.

Anglais ! il faut vous suivre en tout, Pour les lois, la mode et le goût, Même aussi pour l’art militaire.

Vos diplomates, vos chevaux N'ont point épuisé nos bravos.

on, chez nous, point, Point de ces coups de poing Qui font tant d’honneur à l'Angleterre.

, VAARALAAR AAA LAAR IAA AA RAA RAA RARPRARRARAIRIARAAR LARARAS

Le Jour des Adieux.

Am: Hélas ! mes beaux jours sont passés.

La neige a blanchi nos côteaux, Pou:

Et le deuil, hélas! m’environne : Selo

Tout redouble aujourd’hui mes maux ; | Mai

Je te quitte... .le sort l’ordonne. D Etp

| Quand je m’arrache de ses bras Pour

| | Ma voix s’éteint, mon sein s’oppresse D Jr | | Neige, tombez ; tombez, frimats : L’hu | Conformez-vous à ma tristesse. Il ne

| Prèt à porter, en d’autres lieux, À sa

| Un cœur qui ne vit que pour elle : Disa

VVLAAR VAI

DAssÉS.

aux ;

sse

J1 m'a fallu dans nos adieux Lui cacher ma douleur martelle !. . ..

Plein de son souvenir, je pars ;

Et, malgré moi, vers sa demeure

Je tourne mes derniers regards,

Mon âme se brise, et je pleure.

O dieux! qu’il est affreux le jour Où l’on fuit celle que l’on aime !

Quitter l’objet de son amour

- Est plus cruel que la mort même.

En vain pour charmer notre cœur Sa douce image va nous suivre ; Loin d’elle tout manque au bonheur :

Ne plus la voir c’est ne plus vivre.

VAR LARAAUAAN

U ne faut répondre de Rien.

Air : De la Pipe de Tabac.

Pour un de mes amis d’enfance,

Selon son désir, je réponds ;

Mais il trompe ma confiance,

Et part en emportant ses fonds.

Pour ma liberté je m’effraie ;

Je m’acquitte en vendant mon bien ; L’huissier me dit: Qui répond paie...

Il ne faut répondre de rien.

À sa tendre et sensible femme Disait un de nos bons marts :

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